le pont des générations

Publié le par Jean von Roesgen

D'une rive à l'autre, le pilier du présent dans les flots des temps qui coulent, ne peut pas faire pont, s'il n'est pas fortement ancré dans la rive dont il vient, et non moins fortement tendu vers la rive qu'il veut atteindre. Le rocher est rarement dans le lit du fleuve, mais en générale sur les deux rives: Le rocher de la tradition, de la révélation, de nos pères et le rocher de la parousie, du retour du Christ, du dévoilement définitif, de l'apocalypse, du dernier jour, du jugement...

 Un pilier qui dédaigne sa rive d'origine, qui s'est coupé de la rive dont il vient, a peu de chances de se porter plus vers la rive de l'avenir, s'approcher plus de la rive de la ve éternelle, il n'arrivera pas à faire passer le pont au pilier de ses enfants, mais ses enfants seront un pilier perdu, sans origines et sans direction tout comme lui...

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 Il faut de l'ephémère dans l'Eglise, dans la tradition, dans nos liturgies, dans nos chants, mais il n'en faut que le stricte minimum. Il ne faut pas que cet ephémère prenne toute la place et chasse tout ce qui vient de l'ancienne rive. Le pilier d'un pont ne peut pas tenir, ni se construire vers l'avenir, s'il casse la voute qui le relie au passé.

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Publié dans spiritualité

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