désobéissance IV

Publié le par Jean von Roesgen

 "Tu sais Jean, dans la vie monastique, ce qu'il y a des plus important, ce n'est pas la pauvreté, ni la chasteté, ce qui est le plus dur, le plus difficile et les plus important, c'est l'obéissance." que me disait le maître de novice, il y a 25 ans, à Tournay.

 Tiens. Voici Martin Mosebach qui parle de gehorsamer Ungehorsam. Inobéissance obéissante pour qualifier les prêtres qui ont fait de la résistance au cataclisme liturgique (parfois dans les versions les plus officielles, contraignantes et ordonnantes, faisant appel justement à l'obéissance du clergé et des fidèles) des années 60/70.

  A l'abbaye de Tournay, mon mal d'obéir portait sur des questions de non-autarcie, d'absence de travail du potager, de non-végétarisme, tous des points dans lesquels cette abbaye manquait en obéissance à la Règle de St Benoît  (dans le temps j'ignorais tout de la liturgie, mais je sentais bien que leur liturgie était un pauvre tronçon...)...

 Le pauvre maître de novice se débattait donc contre "ma volonté propre".

 Une volonté propre mise en commune reste pour autant toujours une volonté propre, que je faisais savoir au père abbé dans un de nos entretiens supposés venir adoucir ceux avec le maître de novice.
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Publié dans spiritualité

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