Formez-vous... qu'ils disaient.

Publié le par Jean von Roesgen

 Il est tout à fait indiqué, quand on accepte un service, une mission ou une charge bénévole dans l'Eglise, de se former à cette charge.

 C'est ce que j'ai fait: On m'a engagé pour accompagner les chants à la messe ou pour les "animer" (comme ils disent). Je me suis donc formé:
 J'ai suivi deux sessions de musique liturgique au frais de la paroisse:
La première fois pour l'accompagnement, où j'ai dû me rendre compte que d'étudier et suivre les lois classiques d'harmonisation pour des cantiques jazzés était trop demandé à mon incompétence, et j'ai donc continué à faire mes salades d'accompagnement qui valent ce qu'elles valent, c'est à dire guère mieux que quanité et qualité de cantiques. La deuxième fois pour la direction de chant, vu que j'avais commencé à travailler avec un petit groupe d'enfants du catéchisme.

 Puis je me suis informé, par des livres et par des documents sur internet, sur les questions liturgiques, en générale... et j'ai essayé de m'y conformer avec ma sensibilité de musicien qui dès le début est porté vers le chant grégorien et non vers la musique trop populaire. Ce qui tombe bien d'ailleurs: en parfait accord avec les préferences des documents officiels des rubriques de la liturgie, aussi bien pré- que postconciliaire: pas de différence. On boudait ce chant aussi bien avant qu'après le concile. La même tradition.

 Je me suis laissé former en chant grégorien en suivant des stages (à mes frais).

 Je me suis donc formé, informé et j'ai essayé de me conformer tout en constatant, à fur et à mesure de ma formation, à quel point ce qu'on nous livrait en liturgie était déformé, et combien peu notre propre et très brave curé était formé lui-même, mais totalement désinformé.

 Donc ça a dû éclater.

 J'ai un seul conseil à donner à ceux qui se font engager dans des services paroissials: C'est de rester peu formé, et surtout ne pas se former endehors des cadres prévus par les diocèses leurs regroupements conférencières épiscopales... Ne pas relire les documents du concile (et des conciles), ni s'intéresser à l'histoire de la liturgie, ne pas lire les documents des papes, ne pas consulter les rubriques... fuire la présentation générale du missel romain.
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Publié dans liturgie

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