Und das Wort ist Staub geworden...
...und es ist unter uns verstaubt. (Aschermittwoch 1989)

Si Dieu veut bien, un commentaire suivra ce soir:
++++
"Le verbe s'est fait poussière, et il a pris de la poussière chez nous." (Mercredi des cendres 1989)
En retrouvant ce "travail" sur papier ce matin, du temps de la fin de mes études théologiques, je me suis dit que finalement je n'avais pas vraiment besoin de faire les beaux arts pour désapprendre à peindre...
J'avais déjà très bien compris comment fonctionnait la peinture dans la mouvance du siècle dont se plaint à plein coeur Martin Mosebach et qu'il qualifie d'iconoclasme enfantin. Etait-ce l'iconoclasme des études théologiques qui m'avait déjà si bien formé? Ou l'ambiance de la maison maternelle? J'avais autour de dix ans à peine, ma mère avait acheté des estampes d'artistes contemporains, et à ma grandmère (paternelle) de s'écrier: "C'est Jean qui a peint ça?" pour un Hartung. C'est vrai qu'il s'appelait Hans.
++++
En tout cas, la poussière (que prend le Christ chez nous) dont il est question dans le titre de ce "travail" (tempéra à l'oeuf, rouge anglais et cendres de buits, travaillés à la spatule... sur papier) n'était sûrement pas le latin, ni le chant grégorien pour moi. Mais le petit train-train théologique et pastorale qu'on essayait de nous apprendre... et dont il fallait bientôt passer les examens.
++++
A Trèves, dans la Hohen Domkirche, le mercredi des cendres, c'était le jour des artistes: Künstleraschermittwoch. Une prestation artistique dans le choeur en présence d'évêque.
Je me souviens d'un intermède tiré de je ne sais pas quel pièce de théatre (Dürrenmatt, Brecht?) ou ça criait à tue-tête "Halleluia"... dans tous les sens...
Un homme, outré, criait au scandale et partait. (Non, il ne faisait pas partie du spectacle.)
Je restais. Je ne trouvais pas ça fameux, du point de vue artistique, plutôt déplacé, mais soit...
++++
Peut-être qu'il y a de quoi me convertir pendant ce carême.
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Si Dieu veut bien, un commentaire suivra ce soir:
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"Le verbe s'est fait poussière, et il a pris de la poussière chez nous." (Mercredi des cendres 1989)
En retrouvant ce "travail" sur papier ce matin, du temps de la fin de mes études théologiques, je me suis dit que finalement je n'avais pas vraiment besoin de faire les beaux arts pour désapprendre à peindre...
J'avais déjà très bien compris comment fonctionnait la peinture dans la mouvance du siècle dont se plaint à plein coeur Martin Mosebach et qu'il qualifie d'iconoclasme enfantin. Etait-ce l'iconoclasme des études théologiques qui m'avait déjà si bien formé? Ou l'ambiance de la maison maternelle? J'avais autour de dix ans à peine, ma mère avait acheté des estampes d'artistes contemporains, et à ma grandmère (paternelle) de s'écrier: "C'est Jean qui a peint ça?" pour un Hartung. C'est vrai qu'il s'appelait Hans.
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En tout cas, la poussière (que prend le Christ chez nous) dont il est question dans le titre de ce "travail" (tempéra à l'oeuf, rouge anglais et cendres de buits, travaillés à la spatule... sur papier) n'était sûrement pas le latin, ni le chant grégorien pour moi. Mais le petit train-train théologique et pastorale qu'on essayait de nous apprendre... et dont il fallait bientôt passer les examens.
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A Trèves, dans la Hohen Domkirche, le mercredi des cendres, c'était le jour des artistes: Künstleraschermittwoch. Une prestation artistique dans le choeur en présence d'évêque.
Je me souviens d'un intermède tiré de je ne sais pas quel pièce de théatre (Dürrenmatt, Brecht?) ou ça criait à tue-tête "Halleluia"... dans tous les sens...
Un homme, outré, criait au scandale et partait. (Non, il ne faisait pas partie du spectacle.)
Je restais. Je ne trouvais pas ça fameux, du point de vue artistique, plutôt déplacé, mais soit...
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Peut-être qu'il y a de quoi me convertir pendant ce carême.
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