Mundschau

Publié le par Jean von Roesgen

Mundschau

 Streng genommen hat in der Kirche doch bloss Gott ein Recht auf dieses intime Gegenüber, sich gegenseitig in den Mund zu schauen. Anderorts kennt man solche allerdings gesundheitstechnische Mundschau beim Zahnarzt, oder im Gegenüber einer ebenso gottverbindlichen Intimität eines Ehepaares, oder in der erzieherischen oder pädagogischen Gegenüberstellungen in der Familie oder in der Schule, oder im Orchester, oder im (Kirchen)chor... und diese allesamt bloss als Abbild der göttlichen Mundinspektion, denn er ist der Arzt, die Liebe, der Vater schlecht(gut)hin.

 Mosebach macht sich immer wieder lustig über diese Gemeinde, die dem singenden und betenden Priester in den Mund schaut... und der Priester schaut der Gemeinde ja nicht weniger in den Mund. So wird dann halt einer für den andern ein kleiner Gott und Despot. So kann halt einer dem andern unmittelbar an/in die Gurgel...

 Selbst in der Disposition des Beichtstuhls gab es streng genommen keine Gegenüber, kein Auge  in Auge, kein Mund zu Mund, sondern Ohr zu Mund. Ich weiss nicht, was da ein Fortschritt sein soll, mit der sogenannten Dialogbeichte... ausgerechnet in einer Zeit wo doch die Psychoanalyse gerade auf das reine Gegenüber zu verzichten gelernt hat, und jeden bewusst mit seiner Einsamkeit konfrontiert.

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 Plus d'une fois, Martin Modebach relève à quel point ces liturgies où les gens regardent dans la bouche du célébrant qui chante et qui prie (et vis-versa) sont ridicules.

 Une telle intimité devrait être réservée à Dieu, qui seul scrute les coeurs et les reins, et à l'image de ce Dieu, qui est amour, père et médecin, une telle intimité revient aux dentistes, aux parents (pour ce qui est de leurs enfants), aux éducateurs, aux chefs d'orchestre et de choeur, et aux amoureux à vie. Dieu n'est pas un célébrant, il est présent. Représenter le présent, c'est une affaire assez délicate. Il faut vraiment bien aller à l'école de l'omniprésent pour apprendre comment servir sa présence tellement discrète, en retrait, retenue, cachée... au lieu de la voiler, l'obséder, la couvrir, la cacher par nos prestations...

 Et que dire de la disposition des confessionnaux qui n'était pas en pur tête à tête de vis-à-vis non plus, et pour cause. C'est un bouche à oreille tout au plus; le pénitent et le confesseur sont toujours un peu en biais, en port-à-faux, chacun confronté à son juge ultime... Je ne vois pas en quoi les entretiens de réconciliation en tête à tête seraient un progrès, à moins de vouloir éviter à tout prix le tiers absolu... si même la psychanalyse, dans le dispositif de son divan a compris qu'il vaut mieux laisser chacun confronté à sa solitude.

 Ces célébrations fermées (à Dieu) qui comblent tout espace d'absence sont des célébrations d'athées peut-être ou d'agnostiques, de gens sans foi et sans envie de foi.

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Publié dans liturgie

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