Infances

Publié le par Jean von Roesgen

 Il y a deux manières de refouler sa sexualité dans l'enfance (et c'est assez sûr que Jésus ne pensait pas à ces refoulements là quand il nous recommandait de (re)devenir comme des enfants...):

 En faisant de sa sexualité la réalisation de fantasmes enfantins (incapables de différencier et de mesurer), du tout ou rien, du tout tout de suite, de la superpuissance, de l'inceste, du narcissme pur, de la manipulation superstitieuse, les séductions sans lendemain. De la sexualité qui ne construit pas dans un monde adulte. 

 En déviant sa sexualité sur des activités, sur des stades affectifs (moins communicatifs, ou communiquant moins verbalement) plus primaires (enfantins): le manger (dévier sa sexualité sur des mécanismes du tout ou rien boulimique ou anorexique), le boire et leurs évacuations (anales ou urinaires)...

 La sexualité adulte, c'est celle qui (garde la) mesure, qui différencie, qui distingue (et dans la diachronie: différence et succession des générations, et dans la synchronie: diffférence et complémentarité des sexes (Infances III)) qui apprécie, qui communique avant de commettre, qui édifie...

 L'enfance que Jésus nous recommande, c'est celle qui fait confiance, celle qui ne mesure pas avec le bon Dieu. Celle qui ne sait pas calculer, mais pour qui l'engagement envers Dieu est de l'ordre, effectivement, du tout ou rien, et du tout tout de suite: dans l'immédiat. Tout est grâce, et la grâce seule suffit.

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 Etre adulte, c'est un travail, autant qu'on don. Un don lié à un travail, et le travail de dons.
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Publié dans spiritualité

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