Absence d'absence
Le grand problème de nos liturgies, c'est que la grande absence de nos rassemblements, c'est l'absence.
Je m'explique: Il n'y a pas de place pour l'absent, pour le tout autre, pour le mystère, pour l'étranger.
On a tout préparé entre nous sans lui, on célèbre tout sans lui, il ne nous manque à aucun moment. A aucun moment nous avons besoin de dire ou de faire sentir que l'essentiel nous échappe, à aucun moment nous n'ouvrons la célébration à ce que nous ne comprenons pas, à ce que nous ne faisons pas...
C'est le grand Faire. Expliquer. Comprendre.
La réception du tout autre se fait rare dans nos célébrations, tellement nous lui imposons notre monde, notre ronde fermée, notre compréhension. Nous passons nos liturgies à faire la leçon et à nous, et aux autres (qui sont absents, et qui souvent ont des très bonnes raisons pour rester absents de cette tourne-en-rond auto-réferentielle, ultralocale et unigénérationnelle) et à Dieu. Nos prières ne servent pas à l'accueillir, mais à lui dire comment il doit être, ce qu'il doit faire.
Aucune révérence à l'absent. Dire 'Parole de Dieu" serait déjà trop lui attribuer à la fin des lectures. "Acclamons la parole de Dieu" à la fin de l'évangile, mieux vaut le remplacer par des cris d'Alléluia, c'est moins gênant.
Pas de richesses, pas d'ornements superflus qui pouraient faire croire qu'il y a plus important que nous dans cette assemblée.
Allé, célébrons dans des pots de terre cuite.
Nous ne valons pas mieux. Effectivement. Nous ne valons pas mieux.
Mais si nous voulons recevoir le roi des rois, il faudrait peut-être changer un peu d'allure, de tenue, de gestes, de non-chalence et y mettre un peu de respect, de révérence, de richesse, d'offrande...
Je m'explique: Il n'y a pas de place pour l'absent, pour le tout autre, pour le mystère, pour l'étranger.
On a tout préparé entre nous sans lui, on célèbre tout sans lui, il ne nous manque à aucun moment. A aucun moment nous avons besoin de dire ou de faire sentir que l'essentiel nous échappe, à aucun moment nous n'ouvrons la célébration à ce que nous ne comprenons pas, à ce que nous ne faisons pas...
C'est le grand Faire. Expliquer. Comprendre.
La réception du tout autre se fait rare dans nos célébrations, tellement nous lui imposons notre monde, notre ronde fermée, notre compréhension. Nous passons nos liturgies à faire la leçon et à nous, et aux autres (qui sont absents, et qui souvent ont des très bonnes raisons pour rester absents de cette tourne-en-rond auto-réferentielle, ultralocale et unigénérationnelle) et à Dieu. Nos prières ne servent pas à l'accueillir, mais à lui dire comment il doit être, ce qu'il doit faire.
Aucune révérence à l'absent. Dire 'Parole de Dieu" serait déjà trop lui attribuer à la fin des lectures. "Acclamons la parole de Dieu" à la fin de l'évangile, mieux vaut le remplacer par des cris d'Alléluia, c'est moins gênant.
Pas de richesses, pas d'ornements superflus qui pouraient faire croire qu'il y a plus important que nous dans cette assemblée.
Allé, célébrons dans des pots de terre cuite.
Nous ne valons pas mieux. Effectivement. Nous ne valons pas mieux.
Mais si nous voulons recevoir le roi des rois, il faudrait peut-être changer un peu d'allure, de tenue, de gestes, de non-chalence et y mettre un peu de respect, de révérence, de richesse, d'offrande...
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