Liturgie romaine

Publié le par Jean von Roesgen

 J'ai beaucoup aimé, ces jours-ci, sur le site de proliturgia la comparaison du missel romain (et ses apports étrangers: francs, gallicans, monastiques...) à l'eau de la Seine qui est toujours l'eau de la Seine là où elle se verse dans la mer, alors que cette eau n'a plus grand chose à voir avec le filet d'eau de sa source sur les plateaux de Langres.

 En voilà encore une de ses poussées organiques.

 Ce serait parfaitement ridicule de vouloir réduire l'eau de la Seine au filet d'eau de sa source quand elle arrive à la mer. C'est ça l'archaïsme ou le fondamentalisme liturgique.

 En même temps, on peut regretter toute la pollution que traîne cette eau à la mer. Et on peut faire des efforts pour en mettre le moins possible, et on peut installer des stations d'épurations.
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Publié dans liturgie

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Q
En fait, le plus malin serait de faire passer l'évolution de la forme extraordinaire pour une évolution de la forme ordinaire !<br /> <br /> Cela dit, en regardant la forme extraordinaire on se rend compte qu'il n'y a pas grand chose à changer que cela.<br /> S'il fallait changer quelque chose, ça serait la messe chantée pour unir l'ordinaire du prêtre avec celui des fidèles, lui évitant d'aller s'asseoir en permanence.<br /> <br /> Pour aller plus loin, j'aimerai comprendre pourquoi il est nécessaire de changer la liturgie en permanence, là où on aurait besoin d'un peu de continuité, d'un invariant, d'un repère.<br /> Ca peut se comprendre du temps de S-Pie V où il fallait unifier la rite romain. Mais rien qu'au XXéme siècle, les changements sont impressionnants. Pour aller où ?<br /> <br /> J'ai cru comprendre que les rites orientaux sont bien plus figés que le rite romain. Mais je suis incompétent sur la question.
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J
<br />  Ce serait peut-être malin... mais il y en aura qui veilleront... ils ne sont pas encore tout morts, ceux qui voulaient la mort à la liturgie en la rendant vivante au lieu de la vivre...<br /> "animation" oblige.<br /> <br />  Je me demande si l'harmonisation entre le clergé et le chant n'avait pas été réalisée dans le missel de 1965?<br /> <br />  Il faudrait malgré tout regarder un peu les recommandations du concile pour voir comment évoluer: enrichissement des lectures. "Simplifications"? Lisibilité?<br /> <br />  Je ne suis pas sûr que de lorgner vers les rites orientaux est une bone idée.<br /> <br /> <br />
Q
Bonjour,<br /> <br /> J'ai lu cet article, intéressant en effet.<br /> Pourtant, l'auteur utilise toujours ces arguments pour justifier les coupes franches qui ont été faites à la réforme liturgique.<br /> Or l'article montre bien à quel point le développement de la liturgie est organique et que nous reçevons au présent tout l'héritage du passé, qui doit être transmis.<br /> Ces milles petites choses de la forme extraordinaire en font tout son mystère et nous plongent dans la grande histoire de la liturgie romaine et nous relie à tous ceux qui nous ont précédé.<br /> <br /> Il y a en a encore pour se convaincre que la réforme liturgique est une évolution organique, mais il faut être aveugle pour affirmer une telle chose.<br /> Tous ces gestes et symboles furent remplaçés par de la simplicité pour que les gens comprennent, mais quel échec.
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J
<br />  Si encore on avait remplacé par de la simplicité, ce serait trop beau.<br /> <br />  Je suis malgré tout prêt à me laisser convaincre qu'on pourrait se réorganiser (mais organiquement s'il vous plaît) vers une liturgie harmonisée entre les deux formes acteuelles du rite... en<br /> tenant compte des impulsions du concile et en oubliant les pressions qui se sont exercées sur les commissions post-conciliaires.  Il suffit peut-être de ne pas laisser figée la forme<br /> extraordinaire, et de reformer la forme ordinaire.<br /> <br /> <br />