la vie sans fin

Publié le par Jean von Roesgen

 La vie est finalisée, cela veut dire que la vie n'est pas une fin en soi déjà, même si le proverbe qui dit que le chemin, c'est le but, ou que le but est sur le chemin est vrai.

 La vie est finalisée, cela veut dire, qu'elle a une fin justement. Une fin radicale et irrémédiable. Il faut en tenir compte.

 La vie est finalisée, cela veut dire, qu'elle est orientée, qu'elle s'achemine vers quelque chose d'au-delà. Un au-delà intimement lié au moment présent, et en même temps, un au-delà dépassant infiniment ce moment présent. Elle a un but qui la dépasse tout en l'orientant, en la sollicitant et l'investissant.

 La vie est finalisée dans le bien commun et dans la communion des bien(heureux).

++++

 La concupiscence est le court-circuit au tout tout de suite. Son contraire, c'est ce désir du ciel, dont il a été implicitement question juste avant.

 La concupiscence veut la possession, que ce soit pour habiter (résider, dormir), se déplacer (voyager), communiquer, manger, assouvir des désirs sexuels, ou, mieux dit, elle veut se laisser posséder par tout ça.

 Ce court-circuit aliénant est largement la base de notre économie.

 Elle se base sur cette faille en l'homme qu'il peut combler tout court tout de suite de cette manière. Sans voir de fin(alité). Se situant dans la fin même et c'est tout: enfermé dans cette fin en soi. Faim en soi.

 C'est la même faille, qui peut nourrir le désir du ciel, c'est à dire creuser la pauvreté de notre coeur et celle de notre société, en lien avec la finalité de la sainteté: bien commun et communion des bien(heureux).

 Il n'y a pas de péché originel (qui nous distingue des animaux qui ont le droit et le devoir de coller à leur peur, leur envies, leurs besoins immédiats: Ils ne peuvent pas prendre de distance. Ils ne peuvent pas voir au-delà... ils ne peuvent pas élever leurs désirs en idoles ou les travailler en ascèse...) sans rédemption: c'est la même faille qui ou accueille le ciel ou se perd aux enfers. D'elle même: Là, le chemin, c'est la fin. Il a la qualité de sa fin. Il n'y a pas de rédemption sans péché originel.

 Sans les deux, il n'y a pas d'homme à proporement parler.
Publicité

Publié dans spiritualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article