Reformes

Publié le par Jean von Roesgen

(Soit dit en passant que c'est dommage qu'un pape aussi bien au courant des engrenages des instances de Rome aurait abandonné la reforme des ces instances. Mais je ne crois pas qu'il l'ait abandonné. Il doit être tellement bien au courant de ces fonctionnements, qu'il ne sait que trop bien qu'on ne peut pas y aller aux coups de hâche, mais qu'il faut des décennies de bonnes nominations aux bons postes...)

 Au moins jusqu'à Jean XXIII, le mot reforme était proscrit en liturgie. Cela sonne trop... vous savez bien: trop réformation et reformateur du XVIe siècle.
 Puis c'est devenu le mot (d'ordre) clé de la liturgie.
 Aujourd'hui, ce mot est de nouveau une bête noir, surtout s'il se double en reforme de la reforme: Reforme de la reforme dans le sens de la tradition, dans une hermeneutique de continuité.

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 Le vénérable archévêque Marx de Mûnchen-Freising aurait dit que la restauration n'est pas un fonctionnement liturgique. Ce n'est peut-être pas, et ce n'est même sûrement pas LE fonctionnement liturgique, mais c'est un des fonctionnements de la liturgie. Non pas dans le sens d'un retour en arrrière, mais dans le sens d'un retour en avant, comme j'aime me répéter. Ce fonctionnement, si mes souvenirs sont bons, est même ancré dans la constitution de  Vatican III sur la liturgie. (au moins pour ce qui est de la messe: §50 à la fin)

 Sans opérations restauratrices (de Solesmes surtout, sans oublier les autres: Lambillotte, Hermesdorff, Wagner...), le chant grégorien, chant propre de l'Eglise catholique, ne serait jamais dans l'état (potentiel et musicologique) où il est actuellement.

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Publié dans liturgie

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