Tempérances, tempéraments et autres températures...

Publié le par Jean von Roesgen

 Si c'est vrai qu'à Solesmes on ne sait pas chanter sans accompagnement, ce serait inquiétant.

 La justesse des intonations et des intervalles bien tempérés serait faire payer un tribu du chant grégorien à une évolution musicale bien ultérieure dont il devrait rester parfaitement affranchi, en chantant toujours des intervalles parfaitement justes, et des grands tons et des petits demi-tons, jamais de quintes sous-battantes, ni de quartes tronquées, des si bémols bien bas et des si béquarres bien hauts...

...toute ces histoires de tempérances,  ça c'est bon pour les musiques instrumentales, les claviers transposables et les musiques polyphoniques.

 Chanter du grégorien en bien tempéré me donne toujours l'impression d'un chant tête baissée sous les épaules relevées protectrices, les omoplates relevés en bouclier, le cou rentré, la tête rentré le tout tronqué et d'une fausse humilité. Duckmausgregorianik. (David et Goliath IV)

 Le chant grégorien a besoin d'intonations franches, d'intervalles parfaitement ouverts, clairs, grands, et jamais tronqués.

 Comment voulez-vous que "mirabantur" de la communion de la IIIe semaine du temps ordinaire (des IIe etc dimanches après Epiphanie) fasse étonnement si vous ne déroulez pas des grands tons jusqu'au demi-ton?
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Publié dans chant

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