Rerum veterum III

Publié le par Jean von Roesgen

 L'eucharistie, pour son fonctionnement justement échappe au fonctionnement idôlatrique parce qu'instaurée la veille de la passion, que d'une certaine manière elle anticipe, et confirmée à la résurrection.

 C'est justement parce qu'elle a été instaurée, appliquée, achevée, confirmée dans cette fin de semaine sainte, qu'elle n'est pas seulement un simple symbole, une simple commémoration, mais effectivement ce qu'elle représente: elle est présence réelle.

 Il ne s'agit donc aps d'un simple fonctionnement (sur lequel on pourrait se méprendre en court-circuit idôlatrique), mais elle est présence réelle. Elle est ce qu'elle est, elle est qui elle est. Parce qu'il s'est donné, et qu'il se donne.

 Il n'y a que les fontionnements de cet ordre là qui sont réellement.

 Ceux qui auront du mal à demander la grâce de croire dans la présence réelle de l'Eucharistie sont les mêmes, qui tôt ou tard (parfois avec toute la tradition de leurs théologiens et de leurs églises) mettent en cause la réalité de la résurrection (qui devient un simple kerygma, une simple annonce sans fondé historique et réel) et qui prétendent que Jésus Christ aurait pu se passer de la cruxifiction, que c'était évitable... qu'il aurait pu nous sauver sans aller jusque là. (Pour ne pas que ça aille jusque là, on aurait dû déjà être drôlement sauvé avant. Mais vu notre mal de salut, la cruxifiction est une nécessitée dramatique, certes, scandaleuse, même, mais inévitable. Non pas inévitable en soi, mais inévitable parce que nous tenons à éviter le salut.)
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Publié dans spiritualité

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