Interdit d'intérêts et remises à zéro. (Rerum veterum)

Publié le par Jean von Roesgen

 L'autre jour, dans l'assemblée générale de "Vivre sur les causses" qui a vu le jour pour défendre la terre dans les mains de ceux qui la travaillent (et non pas dans les mains des spéculateurs, des chasseurs, des loisirs...), j'ai entendu une phrase un peu déplorablement phare: "L'argent va de ceux qui travaillent à ceux qui le font travailler." (Compte rendu moral de Serge Moulène; je site de mémoire)

 Les juifs savaient -dans un idéal peut-être fictif, mais non moins normatif- remédier aux spéculations et trafiques de terres par la remise à zéro jubilatoire: Tous les 50 ans, une année de jubilé, où les terres retournent à leur distribution équirépartie originale par tribus, clans et familles...

 C'est dans ce sens que certains réclamaient la remise des dettes du tiers monde pour le jubilé de l'an 2000.

 Une autre loi qui corrigeait les spéculations et la dérive dans le virtuel (qu'on finit fatalement par prendre pour des produits et de la production) était l'interdit de prendre des intérêts.

 Cela ressemble drôlement à ce que quelques économes alternatifs proposent comme nouvelles formes d'argent ne rencherissant pas sur lui-même, mais au contraire, un argent qui -d'opération en opération- perd de valeur...

 Malheureusement -pour des raisons que j'ignore-, l'Eglise n'a pas su maintenir l'interdit des interêts au-delà du moyen âge. Peut-être pour ne plus être à la merci de subir cet attout économique de la part des juifs (qui s'arrogeaient le droit de lever des interêts sur ce qu'ils prêtaient à des chréteins...?)?

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 Il est grand temps que l'Eglise se bouge un peu pour se remettre à réfléchir et méditer ces res veteres (vieilles choses).

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Publié dans spiritualité

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