Vocation et pratique

Publié le par Jean von Roesgen

 Si l'action du prêtre, si l'activité du célébrant, si l'habit du prêtre, si le comportement du clergé ne se distingue en plus rien de celui des fidèles (ou même parfois des infidèles... il y en a qui pouss(ai)ent très loin leur zèle...), dites-moi, quelles seraient les raisons pour un enfant, pour un garçon, pour un jeune, d'envisager ce travail, d'envisager de répondre à un tel appel de la part de Jésus, de se mettre à part. Si cet à part n'a plus droit d'à part, je vois mal comment il peut fonctionner. Ou c'est l'appel de faire comme tout le monde?

 Si l'appel de Jésus est de faire tout comme tout le monde, en effet, ne nous démarquons pas: ni fidèles des infidèles, ni pratiquants des non-pratiquants, c'est à dire: ne pratiquons plus, et si nous pratiquons, faisons de cette pratique une rencontre comme les autres, un festin, une fête comme les autres... ne démarquons plus ceux qui chantent de ceux qui ne savent pas chanter, faisons tous comme si nous ne savions pas chanter: braillons en commun. N'acceptons pas que les curés se démarquent des autres, ridiculisons leur tenue, forçons-les de jeter leur soutanes et leurs cols romains, empêchons-les de prier dans une autre langue que la nôtre...

 Il faut être parfaitement insensible ou insencé pour ne pas voir des liens entre certaines évolutions d'abus après le concile et les chutes de pratique et de vocations...
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Publié dans spiritualité

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