Tu tiens compte un peu du concile?

Publié le par Jean von Roesgen

 "Tu tiens compte un peu du concile?"

La cerise d'un de mes entretiens (qui n'en étaient pas) avec mon curé soixantehui(re)tard(é).

Passons outre cette manie de me tutoyer comme si on avait été aux mêmes barricades. Je l'ai toujours vouvoyé, parce qu'on n'a pas été aux mêmes barricades. Ce qui ne devrait pas nous empêcher de communier au même banquet qui continue à vouvoyer le célébrant tout en tutoyant le Seigneur.

Et si j'ai étudié ce concile pour en tenir compte. Combien trop pour ne pas être d'accord avec sa manlière de le vivre, et de prétendre en vivre. D'en tenir compte. On ne mène pas les mêmes comptes à ce sujet, c'est sûr...

C'est vraiment le drame de ceux qui ont vécu le concile et ses application le nez dessus, en chair et en os, à manches rebroussées et à têtes sans repos (j'imagine les angoisses de ceux qui déjà depuis des années ne célébraient plus tournés vers l'orient ni en latin, ni le canon à voix basse, leur angoisse que le concile pourait finir par désaprouver leur manière de faire)... leur drame, c'est d'avoir pris le fait de ne pas avoir été condamnés pour une condamnation de tout ce qu'ils auraient dû faire: rites, latin, office, orientation... sans se soucier en rien de ce que disent vraiment les documents qui sont diplomates: Sans condamner la manière de faire des uns, en générale ils recommandent -vivement- la manière de faire des autres, sauvegardeurs du latin, du recueillement tourné vers le Seigneur et de la fidélité aux rubriques...

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 Et si lui, il méditait de temps en temps les textes du concile et des documents d'application? C'est vraiment dommage de prétendre manger du gâteau et de bouder les cerises.

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Publié dans pastorale

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