Révoquer le concile?
Parfois on peut se demander ce qu'attendent certains milieux traditionels? Qu'on révoque le concile (Vatican II)?
Si même Mgr Lefèvre a daigné signer tous les décrets de ce concile, c'est qu'il était convaincu qu'on pouvait les entendre dans un sens très traditionnel et parfaitement orthodoxe.
Ce concile a beau avoir la réputation d'être surtout un concile pastorale, sans grandes découvertes ou précisions dogmatiques (Marie mère de l'Eglise, l'Eucharistie source et sommet de toute vie chrétienne, c'est peu de choses...), il n'en reste pas moins un concile d'une certaine envergure, non?
Il m'arrive d'être un peu déçu quand je relis de ces documents, en me disant que c'est parfois vraiment de la petite soupe qui ne prend pas trop de risques, des déclarations assez aténuées, assez suréquilibrées...
Mais des documents élaborés et signés par l'ensemble quasi mondial des évêques ne se balayent pas comme ça de la table de l'enseignement de l'Eglise.
++++
Convoquer et mener à son therme un concile non plus pour régler des différents avec des fausses doctrines ou des mises en question extérieures (opportet esse haereses: C'est pour le bien de la doctrine qu'il y ait des hérétiques... c'est en réaction aux hérétiques que la doctrine se précise...), mais convoquer et faire aboutir un concile pour dialoguer avec la modernité et pour règler les différences internes dans l'église -surtout par et pour leur rapports au monde moderne-, cela ne s'apprend pas d'aujourd'hui à demain, tellement on avait l'habitude de penser par opposition et anathème...
C'est normal qu'il y ait eu des abérations benithèmes trop naïves par rapport et dans les rapports au mondes modernes et leurs idéologies.
Il ne faut pas s'arrêter là, dans les abus contre le concile, mais se reconcentrer sans cesse sur le concile même. Il est le bon point commun de la tradition qui s'ajourne.
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Si même Mgr Lefèvre a daigné signer tous les décrets de ce concile, c'est qu'il était convaincu qu'on pouvait les entendre dans un sens très traditionnel et parfaitement orthodoxe.
Ce concile a beau avoir la réputation d'être surtout un concile pastorale, sans grandes découvertes ou précisions dogmatiques (Marie mère de l'Eglise, l'Eucharistie source et sommet de toute vie chrétienne, c'est peu de choses...), il n'en reste pas moins un concile d'une certaine envergure, non?
Il m'arrive d'être un peu déçu quand je relis de ces documents, en me disant que c'est parfois vraiment de la petite soupe qui ne prend pas trop de risques, des déclarations assez aténuées, assez suréquilibrées...
Mais des documents élaborés et signés par l'ensemble quasi mondial des évêques ne se balayent pas comme ça de la table de l'enseignement de l'Eglise.
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Convoquer et mener à son therme un concile non plus pour régler des différents avec des fausses doctrines ou des mises en question extérieures (opportet esse haereses: C'est pour le bien de la doctrine qu'il y ait des hérétiques... c'est en réaction aux hérétiques que la doctrine se précise...), mais convoquer et faire aboutir un concile pour dialoguer avec la modernité et pour règler les différences internes dans l'église -surtout par et pour leur rapports au monde moderne-, cela ne s'apprend pas d'aujourd'hui à demain, tellement on avait l'habitude de penser par opposition et anathème...
C'est normal qu'il y ait eu des abérations benithèmes trop naïves par rapport et dans les rapports au mondes modernes et leurs idéologies.
Il ne faut pas s'arrêter là, dans les abus contre le concile, mais se reconcentrer sans cesse sur le concile même. Il est le bon point commun de la tradition qui s'ajourne.
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