compromis

Publié le par Jean von Roesgen

 On peut se/me demander, comment je fais pour être aussi résolument pour le concile, et aussi critique par rapport au travaux des commissions après le concile, et surtout par rapport à ce qui s'est fait sur le terrain, après le concile, dans les "applications". Comment je peux remettre en question le (gros) travail -en gros- de Mgr Bugnini, et rester attaché à la forme ordinaire du rite romain.

 Je crois en l'Eglise immaculée, sans tâches et sans rides, mais je connais l'Eglise qui est un grand champ avec pas mal d'ivraie. Je ne crois pas dans le tout ou rien, dans le tout blanc et le tout noir (sur le terrain) des fondamentalistes et autres intégristes, qu'ils soient progressistes ou traditonnalistes d'ailleurs, modernistes ou archéologistes...

 Je crois qu'il faut faire avec les réalités qui contiennent beaucoup de bon et pas mal de mauvais.

 Il n'est pas question de compromis ici.

 Là où les commisions post-conciliaires ont perdu le sens d'un développement organique de la liturgie, là où ils ont construit des trucs en réaction, en oppoition, en exclusion de la forme extraordinaire du rite, je suis contre, et je crois qu'il faut certains réaménagements pour retrouver la sève de la traditiion, en tout cas, dans la forme ordinaire telle qu'elle se présente actuellement -sans rien y changer- il faut la vivre dans le sens de la continuation, la plus organique déjà possible par rapport à ce qui se pratiquait avant...

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 Peut-être que l'évangile du jour (pourquoi ne fête-t-on pas Notre Dame de Guadeloupe? signalée dans mon Martyrologium romanum de 2004... on a encore changé des dates???) peut jeter une lumière sur ce "compromis":

 La sagesse de Dieu obtient raison en tout ce qu'elle fait. Il en faut (un peu) de tout: D'un Jean Baptise ascète solitaire et d'un Jésus Christ s'attablant avec des pécheurs. La vocation de l'un n'est pas celle de l'autre. Notons que Jean Baptiste avait un peu plus de difficultés pour reconnaître celle de Jésus, que Jésus n'en avait pour reconnaître celle de Jean Baptiste. Mais ni l'un ni l'autre n'ont entravé celle de l'autre. C'est cela qui me paraît essentiel: La cohabitation. Là où Bugnini n'a pas prévu la cohabitation organique (d'un avant et d'un après) dans le développement liturgique on n'est pas obligé de le suivre. Mais il avait sûrement sa raison d'être... aux yeux de la providence. Sinon on ne l'aurait pas rappelé deux fois tout chassé qu'il a pu être... Mais jamais deux sans trois, et la troisième fois, pour quelque motif que ce soit, était définitive.


 Notre Dame de Guadeloupe, priez pour nous.
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Publié dans liturgie

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