multiplication:division
Il y a des multiplicateurs d'Evangile, et des diviseurs d'Evangile, à ne pas en douter.
On aura beau montrer Jésus seul sur la croix de l'échec de sa mission, cette croix, c'est le multiplicateur par excellence, parce qu'il l'incarne, la subit, en souffre... (cette croix, c'est l'arbre de la vie, parce qu'elle montre jusqu'où va le témoignage de Jésus pour la bonne nouvelle du Père et ce à l'encontre de la mauvaise nouvelle des cast(r)ateurs et législateurs hypocrites (parce qu'à deux mesures) de son temps...)
Mais des missionnaires, des prêtres, du clergé, qui souffrent en pantoufles derrière leur télé (ou ordinateur) parce que le message de leur Seigneur ne passe pas, qui vous disent que l'Evangile se propose, mais ne s'impose pas, ceux qui n'ont aucune vocation dans le sillage de leur prédication, des églises qui se vident, des fidèles qui s'indifférencient... (ce marassme c'est la maison de la paresse... de la désincarnation de l'Evangile, de m'imposition des commodités de ce monde...)
... en effet: l'Evangile s'impose à mesure seulement qu'il s'impose à celui qui le proclame.
Il y a une pastorale qui divise, et une pastorale qui multiplie... c'est à leur fruits que vous reconnaissez les arbres.
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(Ceci soit marqué en passant, au sujet de Martenssen qui dit (en réponse à Kierkegaard, qui demande à ce qu'on souffre pour l'Evangile,) que son prédécesseur, sur le siège épiscopal de Copenhague, Munster, a dû souffrir du peu de foi des fidèles, du peu d'écoute de leur part...)
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Jésus parlait la langue de son temps, qu'ils vous disent. Jésus chantait les chants de son peuple, qu'ils vous disent, Jésus mangeait les mets de ceux qui l'invitaient.
Il n'a donc jamais jeûné quarante jours au désert, ne se retirait pas pour prier seul, ne fréquentait pas les écritures dans une langue qui ne se pratiquait plus couramment, il ne chantait donc pas les psaumes prévus pour telle festivité, il ne les chantait pas suivant les mélodies et dans les tons de la tradition...
Jésus était un hippie comme les autres, pour sûr. Si Jésus avait un côté hippie, un côté libéré, un côté rébellion et désordre, c'est parce que la tradition l'y poussait, c'était pour ne pas changer un seul jota de la loi, alors que les pharisiens avaient tout changé en imposant leur loi.
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