Curiosité, manie et nostalgie.

Publié le par Jean von Roesgen

 Neugierde, Wiederholungszwang und Nostalgierde.

 Il y a un fonctionnement qui se perd, celui de l'avidité du neuf (Neugierde, la traduction axacte de "curiosité" en allemand veut dire, mot à mot: avidité de nouveauté...): Toujours tendre vers du neuf, des choses qu'on n'a pas encore vues, qu'on n'a pas encore faites, qu'on n'a pas encore vécues. C'est une course qui va facilement vers sa perte, parce qu'elle ne connaît pas de limites: "Il faut tout avoir essayé", et elle ne se méfie pas des dépendances (drogues et autres) qu'elle peut engendrer...
 Une chose ne devrait pas avoir notre faveur du seul fait d'être neuve ou inconnue... Ce qui est neuf ne devrait jamais nous dispenser de nos expériences, de notre discernement, de notre esprit critique.
 On ne peut pas faire une idole de tout ce qui est neuf.

 Il y a un fonctionnement qui est bête et stérile, celui de la manie répétitive: Toujours devoir faire la même chose. Toujours répéter les mêmes fautes, les mêmes actes manqués, comme si on y restait collé, comme si on n'avait pas fini d'en reconnaître le mal, l'inutilité, la nullité... Comme si on risquait d'oublier les effets et méfaits de certains péchés, on y retourne...

 Il y en a qui restent sur un acquis (qui peut être vertueux) fermé sur eux-mêmes.

 Sortir du trésor de la tradition du neuf et de l'ancien n'a rien d'une course à la nouveauté en soi, rien d'une manie répétitive, rien d'une nostalgie de vieux.

 Il ne s'agit pas d'ouvrir le trésor pour l'encombrer en y fourrant tout ce qui brille de nouveauté. Il ne s'agit pas de rester assis sur le trésor bien fermé.

 Dans ce trésor, s'il est authentique, il y a autant de neuf que d'ancien. Son ancien est neuf, et ses nouveautés sont anciennes.

 Avant qu'Abraham était, il est.

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 Avant qu'Abraham fut, Je()su(i)s.
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Publié dans spiritualité

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