Moment IV

Publié le par Jean von Roesgen

 Pour Kierkegaard, la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie de la messe, et dans son église tout court envers et malgré et pour et contre tout (ce qui se fait pour l'exclure) n'est sûrement pas assurée comme elle l'est pour un catholique adepte de l'opere operato... de l'efficacité et l'effectivité en soi des sacraments...
 Le Christ est vraiment le Fils de Dieu, c'est le centurion qui le confesse en latin, alors que les disciples ont les bouches cousues de peur, alors qu'il n'est plus qu'un horrible moribond, un ver de terre, un cadavre sur une croix, lâchée justement par ses amis, trahi par un disciple, abandonné par tous, décrié par son peuple... ce n'est pas par l'adhérence de son peuple qu'il sera leur roi, mais par imposition divine à l'encontre de son rejet...

++++

 Aucune assemblée ne pourra jamais être pire que l'environnement du Christ sur la croix, pour qu'on puisse mettre en question Sa présence et Sa divinité (présente)... au contraire. Je ne dis aps qu'il faut trahir le Christ pour le confesser, mais je dis qu'l résiste à toutes nos trahisons, et nous fai participer à Sa résurection, si seulement nous lui avouons de l'avoir trahi.
 Le pire, c'est de profiter de lui alors que nous nous fermons au chemin de notre conversion, de notre retour... tel serait du péché contre l'Esprit Saint, tel serait ce que Kierkagaard appelle: se moquer de Dieu.
Publicité

Publié dans spiritualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article