Pardon/Merci/Oui
Schaefer, dans un article qu'on peut trouver sur le net (The Expressive and Formative Roles of Music: A Search for Balance in Liturgical Reform Edward Schaefer printed in Antiphon 2003) distingue simplement deux composantes du chant liturgique: l'une est de l'ordre de l'expression: l'assemblée s'exprime, elle exprime son unité, ses difficultés, ses désirs, ses états d'âmes, ses aspirations... le chant s'ajuste à l'assemblée... l'autre est de l'ordre de la formation: elle se forme par le chant, le chant se forme en chantant, le chant forme l'assemblée, et l'assemblée se forme au chant, elle se forme pour chanter (de mieux en mieux). Elle s'ajuste au chant. Le chant la convertit. D'où l'importance des chants qui ont la Parole de Dieu comme support de texte. (Vous en connaissez beaucoup? Je ne connais qu'un genre de chant religieux, qui n'a pratiquement que ça... qui ne chante pratiquement que de l'Ecriture Sainte...)
Pour nous dire (dans cet article), qu'en privilégiant le premier aspect, après le concile surtout, on a largement négligé le second.
Cela me fait penser à l'articulation du passé/présent/avenir dans la liturgie.
Et cela fait penser à la toute simple triade d'oraison: Pardon (là où j'en suis: pour ce que je suis... expression de ce que je suis) oui (pour ce qui tu veux de moi: ma conversion, c'est à dire la formation pour ton Royaume) merci (pour ce que tu me donnes: une attitude de base, la confiance que je ne suis pas seul, mais que quelqu'un m'a précédé et qu'il a tout fait pour moi, que je n'ai qu'à le suivre dans l'allégresse... "merci de m'avoir créée" comme pouvait dire Ste Claire à la fin de sa vie...).
Pour nous dire (dans cet article), qu'en privilégiant le premier aspect, après le concile surtout, on a largement négligé le second.
Cela me fait penser à l'articulation du passé/présent/avenir dans la liturgie.
Et cela fait penser à la toute simple triade d'oraison: Pardon (là où j'en suis: pour ce que je suis... expression de ce que je suis) oui (pour ce qui tu veux de moi: ma conversion, c'est à dire la formation pour ton Royaume) merci (pour ce que tu me donnes: une attitude de base, la confiance que je ne suis pas seul, mais que quelqu'un m'a précédé et qu'il a tout fait pour moi, que je n'ai qu'à le suivre dans l'allégresse... "merci de m'avoir créée" comme pouvait dire Ste Claire à la fin de sa vie...).
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