777

Publié le par Jean von Roesgen

 Comment le commentateur de hier (Quaereredeum) a-t-il pu prétendre que la forme ordinaire du rite romain (sous sa forme actuelle peu conforme aux normes au moins) est morte le 7.7.7? (Quel chiffre parfait...)

 Parce que le motu proprio de Benoît XVI de ce jour a révoqué la mort de la forme rituelle pré-conciliaire? Parce qu'il a déclaré que le rite selon Pie V n'avait jamais été interdit, et donc qu'il n'avait aucune raison pour le déclarer dépassé et mort? Qu'il avait le même droit à l'existence que la forme plus récente de ce rite..

 Mais comment la révocation de la mort de l'un peut entraîner la mort de l'autre?

 Parce qu'il vivait tout juste de ce cadavre? Parce qu'il avait besoin de ce cadavre pour en vivre?

 On comprendrait mieux pourquoi il y en avait qui étaient furieux... parce qu'ils avaient vendu (bradé) les organes de ce cadavre, et qu'ils prenaient peur maintenant qu'on les accuserait de meurtre, de trafique d'organe et qu'on leur revendiquerait ces organes pour cet organisme qui manifestement n'était pas mort.

 La vermine qui grouille dans un cadavre et qui en vit a besoin de la mort de ce cadavre qu'elle dédaigne, pourrit, tout en vivant de son énergie et de ses matières. Si ce cadavre se remet à vivre, c'est la mort de la vermine.

++++

 Touchant au thème sensible de la vermine, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas.

 Précisons donc:

 Tout dans la liturgie dite de Bugnini/Paul VI (et les églises nationales ont mis du leur(re)) après 1967 n'est pas de la vermine, mais tout ce qui se réclamait de la mort de la liturgie précédente et qui vivait de son cadavre, ou du trafique et de la braderie de ses organes, voilà/voici la vermine.

 Heureusement, c'est rare qu'une vermine fasse plus d'une génération dans le même cadavre...
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Publié dans liturgie

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Q
Vous l'appelez spécialiste de la volte-face.<br /> Je pense plutôt qu'on peut toujours se tromper et se rendre compte<br /> que l'on a eut tord. J'imagine qu'il n'était pas le seul à cette époque.<br /> D'ailleurs, l'ouvrage que j'ai cité est plein de bon sens tout en<br /> restant objectif.<br /> <br /> Et puis, vous qui aimez tant évoquer le souvenir de Bugnini, vous savez<br /> très bien comment tout cela s'est passé, par opérations de manipulation des soi-disant intentions du Pape.<br /> Résultat, plus de Die Irae à l'office des défunts,<br /> plus de Quatre-Temps, plus d'octave de la Pentecôte,<br /> sans aucune raison valable, des psaumes mutilés dans<br /> liturgie des heures, etc. Vous connaissez tout cela.<br /> <br /> Comme c'est la prière de l'Eglise et sa forme ordinaire, de surcroît<br /> la liturgie célébrée par le Pape, nous devons l'accepter et y assister.<br /> Mais sincèrement, peut-on regretter de voir tout cela disparaitre ?
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J
<br />  Ah non, je ne voulais pas dire qu'il était spécialiste de la volte-face, mais que d'être spécialiste ne l'a pas empêché d'avoir dû faire volte-face, une fois qu'il voyait où menaient le jeux<br /> de spéculation de bac à sable des spécialistes...  non, il n'était pas le seul, pratiquement tous ceux qui ont profondément influencé les pères du concile (les grand-pères ou les fi-fils<br /> influents du concile,) les Congar, De Lubac, Maritain...  Ratzinger n'ont pas cru leurs yeux, une fois que la grosse machine était déboullonnée...  comme quoi je suis content que l'idée<br /> des lois de l'inertie soit de nouveau une des premières qui s'affiche quand on ouvre mon blog...  Ceci dit, j'aurai fait tout à fait pareil. Et Gamber malgré tout, pour l'installation de son<br /> idée de litiurgie oecuménique n'arrête pas de dire qu'il faut que ça se fasse avec beaucoup de patience et de peu à peu...<br /> <br /> <br />
Q
Cher monsieur,<br /> <br /> Ne vous mettez pas dans tout ces états.<br /> Mon commentaire était assez provocateur, vous l'aurez compris.<br /> <br /> Je précise que suis fidèle habituel de la forme ordinaire et occasionnel de l'extraordinaire.<br /> <br /> Je sors tout juste de la lecture du très bon ouvrage "La réforme liturgique en question", du très bon auteur Klaus Gamber, dont tout le monde reconnait la qualité des travaux, l'objectivité et la grande connaissance des liturgies orientales et occidentales.<br /> <br /> Il est certain que le missel de paul VI en rupture avec la Tradition, et c'est une idéologie anti-tradtionnelle qui a guidé sa création.<br /> Le plus amblématique est le calendrier et le lectionnaire qui sont volontairement incompatibles les uns avec les autres.<br /> <br /> Donc, le plus grand bien que l'on peut souhaiter à l'Eglise c'est de renouer avec sa Tradition. Je continue de fréquenter la forme ordinaire mais je n'ai pas beaucoup de raisons de souhaiter son maintien.<br /> <br /> Bien à vous,
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J
<br /> Je n'avais pas tellement m'impression de m'être mis dans des états... même si c'est sûrement pas anodin d'utiliser les images morbides de cadavres, vermine, trafique d'organes...<br />  Moi je lis du même auteur un livre de 1966 et c'est ahurissant comment la réforme liturgique a changé l'avis de ce spécialiste volte-face... Dans ce livre, il plaide pour une liturgie de base<br /> oecuménique et générale qui s'adapterait pays par pays en langue vernaculaire, sans chant universel (grégorien), avec cycles de lecture, avec des oraisons nouvelles... etc Ahurissant. Comme quoi.<br /> <br /> <br />