animer de fond

Publié le par Jean von Roesgen

 Si quelque part je chante dans une assemblée avec laquelle j'assiste à un office, si je connais bien le chant, j'essaye de chanter un peu plus fort que ceux qui chantent faux, et moins fort quand ça chante juste... dans ce cas, j'essaye de chanter moins fort que les autres, et je fais tout pour chanter avec eux, dans le même rythme. Cela demande un certain travail d'écoute active.

 Si je ne connais pas le chant, de toute façon, je chante toujours un peu derrière ceux que j'ai repéré comme connaissant bien le chant, je les suis donc en chantant bien moins fort qu'eux. C'est un autre travail d'écoute non moins active.

 De quelque chant qu'il s'agisse, je crois que c'est de cette façon que se forme un chant collectif, et chant par chant, un répertoire collectif. Une assemblée apprend à chanter ensemble moyennant ces voix qui s'ajustent et qui s'équilibrent.

 Une voix qui mène moyennant la sonorisation, ou même un orgue ou autre instrument d'accompagnement qui impose la mélodie (Klaus Gamber, dans son livre "Liturgie übermorgen" dit que les allemands chantent mal, parce que l'orgue les empêche de faire leur travail) tue ces procédés organiques et interactifs.

 Quand je suis invité à faire chanter une assemblée, surtout dans des petites églises ou chapelles, le plus efficace, c'est de me mettre au fond et chanter assez fort pour être entendu par tous et pour couvrir les bourdons et autres phénomènes parasites (qu'il ne faut pas empêcher de chanter), mais pas trop fort pour ne plus entendre ce que chantent les autres, et où ils en sont, pour être un maximum avec eux...
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Publié dans chant

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