Frontalité auditive? Frontalité visuelle?
Pour ce qui est de la musique et du chant, la frontalité, dans la tradition, n'est pas toujours de donne. (Dans la modernité on a tendance à éclater le son, l'amplifier, l'exploser, le faire venir de partout et de nulle part finalement, c'est un bain auditif générale...) Je ne sais pas de quand datent les tribunes qui posent les voix et les instruments dans le dos des fidèles. Il y a eu des endroits, ou la chorale se trouvait dans le choeur, ainsi que l'orgue (ou un des orgues s'il y en avait plusieurs)... reste à savoir si le choeur chantait vers l'assemblée ou vers les voûtes paraboliques du choeur conçues pour renvoyer le chant du célébrant et des lecteurs vers l'assemblée...
Quand je chante à la messe, je préfère toujours me placer tout au fond, pour ne pas avoir trop de cris d'enfants et de fausses notes dans les oreilles, et pour porter le chant, aider le chant des autres fidèles. Je crois que c'est de loin préférable à une frontalité (d'animateur liturgique) explosée dans les amplificateurs qui couvre toute l'assemblée comme une chape auditive...
Par contre, la construction parabolique des voûtes du choeur m'a donné une idée.
Tout d'abord, c'est vraiment déplorable que plus personne ne chante en direction de cette coquille, qui renvoie le son dans la nef. C'est déplorable qu'on a dû investir dans des systèmes de sonorisation onéreux et mortels (pour la participation active en chant de l'assemblée et pour le soin vocal des lecteurs et chantres), juste parce qu'on ne voulait plus profiter de ces astuces presque organiques d'architecture acoustique.
L'idée serait la solution pour la question d'orientation, pour ce qui est du visuel. On n'a qu'à prendre exemple sur le reflet acoustique de la coquille du choeur: Si on faisait pareil pour le visuel, en installant des miroirs. Miroir parabolique? Miroir en plusieurs facettes? Un grand miroir? Ca dépendra de la disposition des lieux, en tout cas, il faut que l'assemblée y voit reflété le célébrant. Comme ça, s'il célèbre tourné vers l'assemblé, ceux qui préfèrent qu'il leur tourne le dos, n'ont qu'à regarder son image dans le miroir. Et ceux qui sont fanatiques des célébrations tournées vers le peuple, au cas où le célébrant célébrait vers l'orient, ils n'ont qu'à regarder sa face dans le miroir. La solution, quoi. Même pour le célébrant, c'est l'idéal: Il célèbre vers le peuple, alors qu'il préfère l'avoir dans le dos? Il n'a qu'à se retourner pour voir toute cette foule qui se miroite dans son dos. Il célèbre vers l'orient, alors qu'il aime voir le peuple? Il n'a qu'à se concentrer sur le miroir. (N'y avait-il pas des célébrants qui avaient un rétroviseur sur l'autel, avant le concile, pour tenir les enfants à l'oeil?)
Il faut avouer que l'usage des miroirs est très rare dans les églises. Il y en a dans la sacristie en générale pour vérifier la mise des ornements... J'en ai vu derrière des chandeliers appliqués au mur, pour refléter la lumière. J'en ai vu dans la nouvelle disposition de l'abbatiale de Notre Dame de Tournay, faisant paroi de l'estrade, en bas, avant de monter "sur la nef" (qui est une espèce de plateau dans l'église...). On y voit reflété ses bas de jambes et ses pieds.
Mais dans le choeur?
Quand je chante à la messe, je préfère toujours me placer tout au fond, pour ne pas avoir trop de cris d'enfants et de fausses notes dans les oreilles, et pour porter le chant, aider le chant des autres fidèles. Je crois que c'est de loin préférable à une frontalité (d'animateur liturgique) explosée dans les amplificateurs qui couvre toute l'assemblée comme une chape auditive...
Par contre, la construction parabolique des voûtes du choeur m'a donné une idée.
Tout d'abord, c'est vraiment déplorable que plus personne ne chante en direction de cette coquille, qui renvoie le son dans la nef. C'est déplorable qu'on a dû investir dans des systèmes de sonorisation onéreux et mortels (pour la participation active en chant de l'assemblée et pour le soin vocal des lecteurs et chantres), juste parce qu'on ne voulait plus profiter de ces astuces presque organiques d'architecture acoustique.
L'idée serait la solution pour la question d'orientation, pour ce qui est du visuel. On n'a qu'à prendre exemple sur le reflet acoustique de la coquille du choeur: Si on faisait pareil pour le visuel, en installant des miroirs. Miroir parabolique? Miroir en plusieurs facettes? Un grand miroir? Ca dépendra de la disposition des lieux, en tout cas, il faut que l'assemblée y voit reflété le célébrant. Comme ça, s'il célèbre tourné vers l'assemblé, ceux qui préfèrent qu'il leur tourne le dos, n'ont qu'à regarder son image dans le miroir. Et ceux qui sont fanatiques des célébrations tournées vers le peuple, au cas où le célébrant célébrait vers l'orient, ils n'ont qu'à regarder sa face dans le miroir. La solution, quoi. Même pour le célébrant, c'est l'idéal: Il célèbre vers le peuple, alors qu'il préfère l'avoir dans le dos? Il n'a qu'à se retourner pour voir toute cette foule qui se miroite dans son dos. Il célèbre vers l'orient, alors qu'il aime voir le peuple? Il n'a qu'à se concentrer sur le miroir. (N'y avait-il pas des célébrants qui avaient un rétroviseur sur l'autel, avant le concile, pour tenir les enfants à l'oeil?)
Il faut avouer que l'usage des miroirs est très rare dans les églises. Il y en a dans la sacristie en générale pour vérifier la mise des ornements... J'en ai vu derrière des chandeliers appliqués au mur, pour refléter la lumière. J'en ai vu dans la nouvelle disposition de l'abbatiale de Notre Dame de Tournay, faisant paroi de l'estrade, en bas, avant de monter "sur la nef" (qui est une espèce de plateau dans l'église...). On y voit reflété ses bas de jambes et ses pieds.
Mais dans le choeur?
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