Loi scénographique sur la frontalité et la participation
N'importe quel scénographe vous confirmera que si vous voulez impliquer le publique dans un spectacle, si vous voulez le faire participer, il faut lever la frontalité du spectacle sur scène. Il faut faire faire entrer des acteurs dans le publique, et il faut faire rentrer des acteurs du fond du publique. (*) Il ne faut pas tout montrer frontalement, mais il faut aussi oser tourner le dos au publique pour suggérer... et pour partager son regard. Il faut explorer le fond de la salle et l'arrière scène... Il faut impliquer le publique sur scène et la scène dans le publique. Rien de pire par contre que de déléguer une ou deux victimes du publique pour les exp(l)oser (avec les acteurs) en pleine frontalité par rapport au publique qui reste...
Au nom d'une soi-disante participation active, l'au-delà du concile (au lieu de parler d'avant et d'après-concile, on ferait peut-être mieux de parler de concile (tout court) et de tout ce qui s'est fait au-delà du concile...) a installé exactement le contraire: frontalité à fond. Participation de lecteurs et d'animateurs délégués "au front".
++++
(* Ceci dit, quand c'est juste un effet de mode de briser la frontalité des spectacles, c'est ridicule. Ensuite le monde du spectacle peut avoir des très bonnes raisons pour garder une parfaite frontalité et favoriser la participation passive (qui n'est pas toujours des plus inactives), au lieu de se livrer à des exercices de participation activiste...
Dans la liturgie, comme le temps l'a fait pousser, il y avait un peu de tout: frontalité (surtout auditive, des fidèles participant par l'écoute (passive ou active?) à des chorales ou des chantres), et orientation commune vers l'"Orient"...)
Au nom d'une soi-disante participation active, l'au-delà du concile (au lieu de parler d'avant et d'après-concile, on ferait peut-être mieux de parler de concile (tout court) et de tout ce qui s'est fait au-delà du concile...) a installé exactement le contraire: frontalité à fond. Participation de lecteurs et d'animateurs délégués "au front".
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(* Ceci dit, quand c'est juste un effet de mode de briser la frontalité des spectacles, c'est ridicule. Ensuite le monde du spectacle peut avoir des très bonnes raisons pour garder une parfaite frontalité et favoriser la participation passive (qui n'est pas toujours des plus inactives), au lieu de se livrer à des exercices de participation activiste...
Dans la liturgie, comme le temps l'a fait pousser, il y avait un peu de tout: frontalité (surtout auditive, des fidèles participant par l'écoute (passive ou active?) à des chorales ou des chantres), et orientation commune vers l'"Orient"...)
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