jardin français
C'est extrêmement touchant, je trouve, ces derniers dimanches, de chanter à la messe un offertoire qui fait référence aux lectures des matines. (En rite extra-ordinaire, et peut-être avant la réforme du bréviaire de Pie X? Je pense à "Vir erat" (*) (livre de Job) et "Recordare", livre d'Esther...)
On aurait plutôt tendance, aujourd'hui, (c'est la tendance néo-gallicane, c'est la tendance du joséphisme, c'est la tendance des Auklärungsliturgien, c'est souvent la tendance des tables vertes des spécialistes après le concile, c'est la tendance bugnesque, c'est la tendance des "nouvelles oraisons françaises") à harmoniser les choix des chants et des oraisons par plein de renvois, dans un circuit fermé auto-référentiel... en répétant le "thème" du dimanche... en brodant autour de ce thème... ce que Mahrt appelle la liturgie à coups de marteau... "hammering", au lieu de permettre des petites lumières incongrues... des renvois à d'autres activités liturgiques de la saison, des renvois à l'église romaine dont c'est la station...
L'organicité de la liturgie n'est pas forcément un jardin à la française.
(* reste à remarquer que pour apprécier la valeur "offertoriale", il faudrait chanter cet offertoire dans sa version longue, pour arriver à ces expectatives extatiques: "... pour (enfin) voir le bien...")
On aurait plutôt tendance, aujourd'hui, (c'est la tendance néo-gallicane, c'est la tendance du joséphisme, c'est la tendance des Auklärungsliturgien, c'est souvent la tendance des tables vertes des spécialistes après le concile, c'est la tendance bugnesque, c'est la tendance des "nouvelles oraisons françaises") à harmoniser les choix des chants et des oraisons par plein de renvois, dans un circuit fermé auto-référentiel... en répétant le "thème" du dimanche... en brodant autour de ce thème... ce que Mahrt appelle la liturgie à coups de marteau... "hammering", au lieu de permettre des petites lumières incongrues... des renvois à d'autres activités liturgiques de la saison, des renvois à l'église romaine dont c'est la station...
L'organicité de la liturgie n'est pas forcément un jardin à la française.
(* reste à remarquer que pour apprécier la valeur "offertoriale", il faudrait chanter cet offertoire dans sa version longue, pour arriver à ces expectatives extatiques: "... pour (enfin) voir le bien...")
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