58/68/78
Pourquoi certaines personnes de la génération de 58/68/78 sont tellement peu tolérantes à tout ce qui ne va pas dans le sens absolu, le sens unique et le sens sans retour, le sens dans le mur de leur libérations? Pourquoi ils sont allergiques à tout retour de toute vie qu'ils ont jetée avec d'éventuelles eaux mortes et sales du bain? Pourquoi ils sont incapables de distinguer les valeurs positives de la tradition de certaines étroitesses traditionnelles?
Juste parce qu'ils sont toujours tellement marqués par cette éducation étroite et murée, blindée dans un tout ou rien et un blanc et noir, qu'ils n'arrivent pas à différencier, mais qu'ils continuent à fonctionner en sujets soumis et bien(non)pensant? Soumis non plus à la tradition, mais soumis à une idée qu'ils se font du progrès et de la libération de la tradition. Ils n'ont pas changé leur comportement, ils n'ont pas changé de forme, ils ont tout juste changé de contenu. Une eau contrôlée et stérile sans vraie vie. La petite baignoire vieillotte est la même. Celle là, ils ne l'ont pas jetée. Mais ils on perdu de vue le bébé.
Les peurs hystériques de certains de cette génération me font peur.
++++
Ce que je veux dire, c'est ceci: La dame/le monsieur qui porte plainte auprès de son évêque en 1958 parce que le curé à chanté la préface en français, est la/le même que celle/celui qui porte plainte en 1978 parce que le curé a chanté la préface en latin.
Le même esprit borné. Avec la seule différence qu'en 58, le dénonciateur avait légalement raison, tandis qu'en 78 il avait légalement tort avec son légalisme d'à peu près de l'ondit (tout ce qu'on dit que le concile aurait changé)...
++++
Même si on avait peut-être raison de renoncer dorénavant à certains produits caustiques dans les bain des bébés, il y a des flocons de savon qui restent toujours très utiles et indiqués: se mettre à genoux par exemple.
++++
(Traduction du paragraphe en allemand:
La génération de 58/68/78 a sûrement bien fait dé réagir à une mentalité moralisante qui forçait, qui obligeait, qui interdisait, qui surprotégeait. Une morale qui baignait dans les contraintes.
Mais il lui arrivait, à cette génération, d'exagérer, de vouloir trop bien faire, et de jeter le bébé (les dons de la grâce) avec l'eau du bain (les obligations, les contrainte, les interdits, les tabous), oui parfois elle confondait carrément les dons de la grâce avec les contraintes.
Pour pire: Certains se servaient des mêmes mécanismes de contrainte d'interdit et d'obligation à l'encontre de toute valeur morale et de tout don de la grâce. L'étroite baignoire restait la même. Mais elle restait vide, parce que tout bébé rappelait les contraintes et les obligations d'autrefois. Restait une petite soupe de lessive du tout permis sans contenu.
++++
Tout cela ressemble drôlement à un transfert de manie.
Osons une comparaison: Quelqu'un a la fâcheuse manie, le matin et le soir, après s'être lavé les dents, de passer dix minutes à ranger la brosse à dent dans le verre. On peut le libérer de cette manie, en lui suggérant de jeter la brosse à dent. Mais la manie du verre vide aura tout simplement remplacé la manie de ma brosse bien rangée, et ce au détriment de l'hygiène dentaire.
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Juste parce qu'ils sont toujours tellement marqués par cette éducation étroite et murée, blindée dans un tout ou rien et un blanc et noir, qu'ils n'arrivent pas à différencier, mais qu'ils continuent à fonctionner en sujets soumis et bien(non)pensant? Soumis non plus à la tradition, mais soumis à une idée qu'ils se font du progrès et de la libération de la tradition. Ils n'ont pas changé leur comportement, ils n'ont pas changé de forme, ils ont tout juste changé de contenu. Une eau contrôlée et stérile sans vraie vie. La petite baignoire vieillotte est la même. Celle là, ils ne l'ont pas jetée. Mais ils on perdu de vue le bébé.
Les peurs hystériques de certains de cette génération me font peur.
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Ce que je veux dire, c'est ceci: La dame/le monsieur qui porte plainte auprès de son évêque en 1958 parce que le curé à chanté la préface en français, est la/le même que celle/celui qui porte plainte en 1978 parce que le curé a chanté la préface en latin.
Le même esprit borné. Avec la seule différence qu'en 58, le dénonciateur avait légalement raison, tandis qu'en 78 il avait légalement tort avec son légalisme d'à peu près de l'ondit (tout ce qu'on dit que le concile aurait changé)...
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Même si on avait peut-être raison de renoncer dorénavant à certains produits caustiques dans les bain des bébés, il y a des flocons de savon qui restent toujours très utiles et indiqués: se mettre à genoux par exemple.
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(Traduction du paragraphe en allemand:
La génération de 58/68/78 a sûrement bien fait dé réagir à une mentalité moralisante qui forçait, qui obligeait, qui interdisait, qui surprotégeait. Une morale qui baignait dans les contraintes.
Mais il lui arrivait, à cette génération, d'exagérer, de vouloir trop bien faire, et de jeter le bébé (les dons de la grâce) avec l'eau du bain (les obligations, les contrainte, les interdits, les tabous), oui parfois elle confondait carrément les dons de la grâce avec les contraintes.
Pour pire: Certains se servaient des mêmes mécanismes de contrainte d'interdit et d'obligation à l'encontre de toute valeur morale et de tout don de la grâce. L'étroite baignoire restait la même. Mais elle restait vide, parce que tout bébé rappelait les contraintes et les obligations d'autrefois. Restait une petite soupe de lessive du tout permis sans contenu.
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Tout cela ressemble drôlement à un transfert de manie.
Osons une comparaison: Quelqu'un a la fâcheuse manie, le matin et le soir, après s'être lavé les dents, de passer dix minutes à ranger la brosse à dent dans le verre. On peut le libérer de cette manie, en lui suggérant de jeter la brosse à dent. Mais la manie du verre vide aura tout simplement remplacé la manie de ma brosse bien rangée, et ce au détriment de l'hygiène dentaire.
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