Opus Dei
L'avantage de voir la liturgie en premier lieu comme un dû à Dieu, c'est d'introduire une régularité en soi et de protéger tout le monde des m'as-tu-vu-faire et d'autres unités de reconnaissance (mutuelle) distribuées à ces occasions:
Le curé qui vous dit qu'il ne célèbre pas tous les jours (parce qu'il n'y a pas assez de fidèles pour justifier de telles célébrations? Il) n'a qu'à rester au lit en semaine alors... pourquoi se lever et manger, s'il ne fait tout que pour les fidèles?
La dame à la fin de la messe qui vous dit que vous avez une belle voix est toujours un peu inquiétante. J'ai appris à dire "merci" (et surtout à relativiser: ce qui est une belle voix pour les uns, est une voix forcée pour les autres), mais l'inquiétude reste: J'ai encore fait un truc pour gagner des unités de reconnaissance, où j'ai fait pour la gloire de Dieu et pour le port de sa parole?
Les fidèles de la paroisse qui m'a remercié il y a quelques mois surestiment malgré tout mon besoin en unités de reconnaissance (et leur habilité d'en délivrer), s'ils pensent vraiment que ce renvoi a dû me jeter dans une grave déprime désemparée...
C'est réconfortant de voir la liturgie en premier lieu comme "opus Dei": Une ouvre, un travail pour Dieu, et un travail, une oeuvre de Dieu. L'homme pour Dieu, et Dieu pour l'homme, et l'homme pour l'homme ensuite seulement, en conséquence de ce premier commerce entre Dieu et son homme.
++++
Cela ne veut (surtout) pas dire qu'une prière individuelle ou solitaire vaut mieux qu'un prière communautaire, bien au contraire. Dans la tradition des deux ou trois qui se réunissent au nom de Jésus, l'Eglise a toujours exprimé sa préférence aux prières et offices collectifs. Mais une collectivité qui s'adresse ensemble à son Dieu, qui écoute ensemble ce Dieu, et non pas une collectivité de personnes qui bavardent entre elles.
++++
C'est bien la raison pour laquelle je reste après la messe du lundi, alors que ce genre de prière du milieu du jour, avec un hymne parfaitement renouveau contre-rythmique (revieillot), et accompagné aux accord de la guitare ne dit pas grand chose à ma sensibilité. Mais comme ils disent que Dieu entend juste quand on chante faux... et que là on ne chante même pas faux... au moins c'est chanté.
... de même pour les vêpres un peu riquiqui que propose la liturgie des heures: en 10 minutes, c'est récité. 12 minutes, quand c'est chanté.
Si elles sont proposées en commun à proximité, je me fais un devoir d'y aller, alors que je connais d'autres personnes qui diront:
"Mais cela n'a rien à faire avec les vêpres d'autrefois, ce n'est pas beau, et je ne vois pas pourquoi me déplacer 20 minutes pour 10 minutes de prière."
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Le curé qui vous dit qu'il ne célèbre pas tous les jours (parce qu'il n'y a pas assez de fidèles pour justifier de telles célébrations? Il) n'a qu'à rester au lit en semaine alors... pourquoi se lever et manger, s'il ne fait tout que pour les fidèles?
La dame à la fin de la messe qui vous dit que vous avez une belle voix est toujours un peu inquiétante. J'ai appris à dire "merci" (et surtout à relativiser: ce qui est une belle voix pour les uns, est une voix forcée pour les autres), mais l'inquiétude reste: J'ai encore fait un truc pour gagner des unités de reconnaissance, où j'ai fait pour la gloire de Dieu et pour le port de sa parole?
Les fidèles de la paroisse qui m'a remercié il y a quelques mois surestiment malgré tout mon besoin en unités de reconnaissance (et leur habilité d'en délivrer), s'ils pensent vraiment que ce renvoi a dû me jeter dans une grave déprime désemparée...
C'est réconfortant de voir la liturgie en premier lieu comme "opus Dei": Une ouvre, un travail pour Dieu, et un travail, une oeuvre de Dieu. L'homme pour Dieu, et Dieu pour l'homme, et l'homme pour l'homme ensuite seulement, en conséquence de ce premier commerce entre Dieu et son homme.
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Cela ne veut (surtout) pas dire qu'une prière individuelle ou solitaire vaut mieux qu'un prière communautaire, bien au contraire. Dans la tradition des deux ou trois qui se réunissent au nom de Jésus, l'Eglise a toujours exprimé sa préférence aux prières et offices collectifs. Mais une collectivité qui s'adresse ensemble à son Dieu, qui écoute ensemble ce Dieu, et non pas une collectivité de personnes qui bavardent entre elles.
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C'est bien la raison pour laquelle je reste après la messe du lundi, alors que ce genre de prière du milieu du jour, avec un hymne parfaitement renouveau contre-rythmique (revieillot), et accompagné aux accord de la guitare ne dit pas grand chose à ma sensibilité. Mais comme ils disent que Dieu entend juste quand on chante faux... et que là on ne chante même pas faux... au moins c'est chanté.
... de même pour les vêpres un peu riquiqui que propose la liturgie des heures: en 10 minutes, c'est récité. 12 minutes, quand c'est chanté.
Si elles sont proposées en commun à proximité, je me fais un devoir d'y aller, alors que je connais d'autres personnes qui diront:
"Mais cela n'a rien à faire avec les vêpres d'autrefois, ce n'est pas beau, et je ne vois pas pourquoi me déplacer 20 minutes pour 10 minutes de prière."
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