On ne peut pas construire la liturgie sur une revanche.

Publié le par Jean von Roesgen

 On ne peut pas construire la liturgie sur une revanche.

 C'est peut-être tout ce que l'après-concile (qui est loin d'avoir fini l'application du concile) nous a appris jusqu'à présent, mais c'est déjà ça:
 Ce ne sera pas en nous revanchant des chansonnettes des années 70 que nous trouverons un répertoire mieux, même si ce répertoire c'est constitué essentiellement pour se revancher du chant grégorien obligatoire.
 Ce ne sera pas en re-retournant d'aujourd'hui à demain les autels de force de 180 degrés que nous construirons une nouvelle liturgie plus pastorale et plus organique, comme nous indique le concile.
 Ce n'est pas en ré-imposant (tout) le latin (à l'exclusivité), comme on a imposé le vernaculaire pour se revancher du latin obligatoire qu'on va renouveler la liturgie, ou la rendre plus conforme aux voeux des pères.
 Il faut partir de la liturgie dans l'état où elle se trouve actuellement, et sensibiliser les fidèles par de la qualité, et résister doucement à leurs résistances.
 Il ne faut plus jamais violer la liturgie et les sensibilités liturgiques comme on l'a fait immédiatement après le concile, il ne faut plus jamais mentir aussi systématiquement sur les contenus des documents et sur l'histoire de la liturgie.

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La réforme de la réforme n'est pas une revanche des revanches.
Il ne faudra en aucun cas que la réforme de la réforme dégénère en revanche de la revanche.

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Publié dans liturgie

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