avortons d'arbres fruitiers
C'est peut-être subtile et inhabituel comme distinctions, mais c'est biblique. Evangélique même:
"Faites ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas comme eux ils font."
Un évêque irresponsable des fidèles de son diocèse reste toujours l'évêque qu'il faut écouter et à qui il faut obéir, même si lui n'obéit pas et prend largement ses libertés par rapport aux instructions de la tradition romaine.
On a beau reconnaître cet arbre à ses fruits (pastoraux): pratique chrétienne qui continue à dégringoler, jeunes qui ne viennent plus qu'aux messes boumboum qu'on dit célébrer à leurs intentions, promesses de pastorale (sur internet?) jamais tenues... et malgré tout cet l'arbre restera notre arbre fruitier de référence.
Un curé irresponsable qui s'occupe de tout dans la paroisse, sauf de son travail plus particulièrement pastoral (homélies, prière, bon soin des célébrations, chant du célébrant). Qui impose ses chants aux assemblées, et son style populiste, avec les fruits pastoraux qu'on peut s'imaginer et qui sont totalement dans la mouvance épiscopale...
Ce curé reste pour autant le curé "responsable", et il faut continuer à lui obéir. On peut éviter les célébrations où il ne fait pas son travail, et où il impose sa petite soupe liturgique, et fait tout pour empêcher des améliorations, ...mais il reste pour autant le curé de référence de la paroisse.
Ils sont (encore) dans la mouvance qui prétendait qu'on n'avait pas besoin de se sanctifier, parce que tout était appelé à être saint (non pas devenir saint, mais être saint), pas besoin de retrancher (couper: les mots "sanctifier, sacrifier" tiennent leurs racines de là: secare: couper... et en hébreu, je crois que c'est la même étymologie, pour ce qui est de "Qadosh".), pas besoin de sacrifice, ni de sacré. Il n'y a pas d'art sacré, il n'y a pas de langue sacré, il n'y a pas de musique sacré: Il suffit de prendre la première musique facile qui passe à la radio, et elle devient sacrée du seul fait qu'on l'utilisera à l'église pour prier. N'importe quel langue peut porter le message évangélique et la prière de l'Eglise...
Ils étaient parfaitement dupes du fait que cela rabaissait automatiquement la qualité de la prière et rendait caduque l'envie ou l'obligation d'aller à l'église.
Parce que ce n'est pas vrai: Tant qu'une langue ne s'est pas convertie à l'évangile, elle ne peut pas le porter. Pour se convertir, bien sûr, il faut qu'on traduise l'Evangile dans cette langue, mais cela ne laissera pas indifférent cette langue, et il faut qu'elle en soit transformée. C'est l'Evangile qui traduit la langue, et non pas la langue qui traduit l'Evangile. C'est à la langue de s'adapter à L'Evangile, et non pas à l'Evangile de s'adapter à la langue.
Pareil pour la musique: N'importe quelle musique peut effectivement devenir sacrée, mais à condition de se couper du monde, à condition de se laisser retrancher des pulsions et des passions de ce monde, à conditions de se convertir à l'Evangile.
L'avantage du chant grégorien et du latin sont là: Ils ont traversé -avec succès et au prof(ru)it pastoral qu'on leur sait, et dont la tradition leur était grée jusqu'à il y a quelque 500 ans (protestantisme) et quelque 50 ans (catholicisme)- les épreuves de la sacralisation (évangélisation).
Ceux qui parlent à tort et à travers de ré-evangélisation et de sécularisation (désacralisation) devraient savoir un peu mieux analyser d'où vient cette évangélisation qui -depuis 40 ans- a fait défaut.
"Faites ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas comme eux ils font."
Un évêque irresponsable des fidèles de son diocèse reste toujours l'évêque qu'il faut écouter et à qui il faut obéir, même si lui n'obéit pas et prend largement ses libertés par rapport aux instructions de la tradition romaine.
On a beau reconnaître cet arbre à ses fruits (pastoraux): pratique chrétienne qui continue à dégringoler, jeunes qui ne viennent plus qu'aux messes boumboum qu'on dit célébrer à leurs intentions, promesses de pastorale (sur internet?) jamais tenues... et malgré tout cet l'arbre restera notre arbre fruitier de référence.
Un curé irresponsable qui s'occupe de tout dans la paroisse, sauf de son travail plus particulièrement pastoral (homélies, prière, bon soin des célébrations, chant du célébrant). Qui impose ses chants aux assemblées, et son style populiste, avec les fruits pastoraux qu'on peut s'imaginer et qui sont totalement dans la mouvance épiscopale...
Ce curé reste pour autant le curé "responsable", et il faut continuer à lui obéir. On peut éviter les célébrations où il ne fait pas son travail, et où il impose sa petite soupe liturgique, et fait tout pour empêcher des améliorations, ...mais il reste pour autant le curé de référence de la paroisse.
Ils sont (encore) dans la mouvance qui prétendait qu'on n'avait pas besoin de se sanctifier, parce que tout était appelé à être saint (non pas devenir saint, mais être saint), pas besoin de retrancher (couper: les mots "sanctifier, sacrifier" tiennent leurs racines de là: secare: couper... et en hébreu, je crois que c'est la même étymologie, pour ce qui est de "Qadosh".), pas besoin de sacrifice, ni de sacré. Il n'y a pas d'art sacré, il n'y a pas de langue sacré, il n'y a pas de musique sacré: Il suffit de prendre la première musique facile qui passe à la radio, et elle devient sacrée du seul fait qu'on l'utilisera à l'église pour prier. N'importe quel langue peut porter le message évangélique et la prière de l'Eglise...
Ils étaient parfaitement dupes du fait que cela rabaissait automatiquement la qualité de la prière et rendait caduque l'envie ou l'obligation d'aller à l'église.
Parce que ce n'est pas vrai: Tant qu'une langue ne s'est pas convertie à l'évangile, elle ne peut pas le porter. Pour se convertir, bien sûr, il faut qu'on traduise l'Evangile dans cette langue, mais cela ne laissera pas indifférent cette langue, et il faut qu'elle en soit transformée. C'est l'Evangile qui traduit la langue, et non pas la langue qui traduit l'Evangile. C'est à la langue de s'adapter à L'Evangile, et non pas à l'Evangile de s'adapter à la langue.
Pareil pour la musique: N'importe quelle musique peut effectivement devenir sacrée, mais à condition de se couper du monde, à condition de se laisser retrancher des pulsions et des passions de ce monde, à conditions de se convertir à l'Evangile.
L'avantage du chant grégorien et du latin sont là: Ils ont traversé -avec succès et au prof(ru)it pastoral qu'on leur sait, et dont la tradition leur était grée jusqu'à il y a quelque 500 ans (protestantisme) et quelque 50 ans (catholicisme)- les épreuves de la sacralisation (évangélisation).
Ceux qui parlent à tort et à travers de ré-evangélisation et de sécularisation (désacralisation) devraient savoir un peu mieux analyser d'où vient cette évangélisation qui -depuis 40 ans- a fait défaut.
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