Saint Albert de Jérusalem, priez pour nous.
J'ai été un peu surpris ce matin, pour chanter l'antienne de communion. Je savais bien qu'au Carmel m'attendait la fête du bienheureux Albert de Jérusalem, un évêque d'origine italienne qui a fini patriarche de Jérusalem (XIIe siècle?), qui a fixé la règle des ermites du mont Carmel. Mais je ne savais pas ce que le propre du Carmel prévoyait comme antienne.
J'avais préparé un peu les antiennes pour St Bellarmin que le martyrologue romain nous propose aujourd'hui, et j'aurai certainement préféré fêter ou Ste Hildegarde de Bingen ou les stigmates de st François...
"Qui meditatur in lege..." (Gr.tr.67) allait bien pour un législateur, je me disais... c'est l'antienne que prévoit le graduel actuel pour St Bellarmin.
Bien avant la messe je jette un coup d'oeil sur l'autel dans le missel propre au Carmel: La même communion que pour St Augustin: "Vous n'avez qu'un seul maître, le Christ..." dont je n'avais aucune musique sur moi. J'ai hésité, mais finalement j'ai improvisé sur la mélodie du "Unus militum.../Qui biberit..." en septième mode. Un des fidèles a quitté la chapelle tout de suite après ce chant. J'espère qu'il n'y a pas un lien... mais qu'il était tout juste pressé et que la messe avait déjà duré (festivité oblige: "Gloria" etc.) un peu plus longtemps que d'habitude.
Un de ces saints qu'on ne connaît toujours pas très bien. Et pourtant, tous les ans, pratiquement, on le fête le 17. septembre. Je me suis documenté un peu: Il est mort, tué par un confrère qu'il avait "remercié" et qui lui en voulait.... à mort: Poignardé pendant un office de la Ste Croix, un 14. septembre. Du coup, pour fêter sa naissance au ciel ça tombe mal. On l'a fêté le 8. avril avant le concile. Maintenant c'est le 17. septembre. Bizarre comme mort pour quelqu'un qui était surtout connu et engagé en Eglise pour son esprit et talent de réconciliation.
C'est à cette messe que le célébrant d'il y a quelques années avait omis le Crédo et qu'il s'était attribué une pénitence à la fin de la messe pour cette négligence... en rigolant de l'honneur qu'il fallait ainsi rendre à un canoniste de la grandeur d'Albert.
Aujourd'hui, le célébrant nous présenta le saint comme celui qui a rédigé donc la règle du Carmel, et que cette règle a été revue depuis, sûrement... par Ste Thérèse d'Avilla. Je ne savais pas qu'elle avait réformé la règle, je croyais qu'elle avait réformé le Carmel, mais peut-être que l'un ne va pas sans l'autre.
Toutefois, je crois que ce serait bien si les réformes passent d'abord dans la pratique, avant de passer dans les règles, sinon on tombe dans des erreurs dont sont affectés bien des abus de l'esprit du concile, où Jean XXIII nous demandait de nous sanctifier, et Paul VI ratifiera douloureusement l'abandon du chant et de la langue sacrée, ce qui n'est que la voix, le porte-paroles ou le nez d'un iceberg de désacralisation. (Dérèglement si l'on veut...)
J'avais préparé un peu les antiennes pour St Bellarmin que le martyrologue romain nous propose aujourd'hui, et j'aurai certainement préféré fêter ou Ste Hildegarde de Bingen ou les stigmates de st François...
"Qui meditatur in lege..." (Gr.tr.67) allait bien pour un législateur, je me disais... c'est l'antienne que prévoit le graduel actuel pour St Bellarmin.
Bien avant la messe je jette un coup d'oeil sur l'autel dans le missel propre au Carmel: La même communion que pour St Augustin: "Vous n'avez qu'un seul maître, le Christ..." dont je n'avais aucune musique sur moi. J'ai hésité, mais finalement j'ai improvisé sur la mélodie du "Unus militum.../Qui biberit..." en septième mode. Un des fidèles a quitté la chapelle tout de suite après ce chant. J'espère qu'il n'y a pas un lien... mais qu'il était tout juste pressé et que la messe avait déjà duré (festivité oblige: "Gloria" etc.) un peu plus longtemps que d'habitude.
Un de ces saints qu'on ne connaît toujours pas très bien. Et pourtant, tous les ans, pratiquement, on le fête le 17. septembre. Je me suis documenté un peu: Il est mort, tué par un confrère qu'il avait "remercié" et qui lui en voulait.... à mort: Poignardé pendant un office de la Ste Croix, un 14. septembre. Du coup, pour fêter sa naissance au ciel ça tombe mal. On l'a fêté le 8. avril avant le concile. Maintenant c'est le 17. septembre. Bizarre comme mort pour quelqu'un qui était surtout connu et engagé en Eglise pour son esprit et talent de réconciliation.
C'est à cette messe que le célébrant d'il y a quelques années avait omis le Crédo et qu'il s'était attribué une pénitence à la fin de la messe pour cette négligence... en rigolant de l'honneur qu'il fallait ainsi rendre à un canoniste de la grandeur d'Albert.
Aujourd'hui, le célébrant nous présenta le saint comme celui qui a rédigé donc la règle du Carmel, et que cette règle a été revue depuis, sûrement... par Ste Thérèse d'Avilla. Je ne savais pas qu'elle avait réformé la règle, je croyais qu'elle avait réformé le Carmel, mais peut-être que l'un ne va pas sans l'autre.
Toutefois, je crois que ce serait bien si les réformes passent d'abord dans la pratique, avant de passer dans les règles, sinon on tombe dans des erreurs dont sont affectés bien des abus de l'esprit du concile, où Jean XXIII nous demandait de nous sanctifier, et Paul VI ratifiera douloureusement l'abandon du chant et de la langue sacrée, ce qui n'est que la voix, le porte-paroles ou le nez d'un iceberg de désacralisation. (Dérèglement si l'on veut...)
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