Pater Noster
Il y a des gens qui râlent parce qu'il n'y a pas assez de chant grégorien à la messe, alors qu'ils ne travaillent pas eux-même ce répertoire. (Comme ceux qui râlent qu'il y en a trop sans travailler pour autant le niveau des chansonettes qui sont sensées le remplacer...)
Chaque baptisé est responsable de participer au chant du Christ, le premier Chantre de Dieu, et de se mettre à son école, et à l'école de son corps, qui est l'Eglise, qui a sa manière toute particulière de chanter. De disposer son corps et la voix de son corps d'entrer dans ce corps et de chanter dans ce corps. Ce travail de sanctification (de sanctus: couper, mettre à part: mais non sans incarnation justement: une incorporation à part: et tout naturel et tout surnaturel. Mais d'abord surnaturel: Nul ne remonte (du naturel) à moins d'être descendu...(du surnaturel)) concerne tout le monde.
Il ne suffit pas de frédonner ce que j'entends à la télé et à la radio pour le transposer dans mes cantiques à l'église. Je suis responsable, nous sommes tous responsables, un par un à nous mettre au travail d'apprendre les cantillations qui nous parviennent de la culture du Sauveur et de son Eglise. Je suis convaincu qu'il y a des fortes chances pour que la mélodie du Pater Noster porte des traces de la manière même dont le Christ l'a cantillé; quand il l'a appris à ses apôtres. Personne de croyant n'est dispensé de s'approprier ce chant. Et s'il ne peut pas le faire tout seul, de trouver les moyens de le faire par le net, ou en groupe...

Les temps où il fallait tout attendre du haut de l'Eglise, servi sur un plat sont finis. Il y a trop de balanceurs de plats qui sont passés par là et qui ont fait leur bataille de tartes à la crème dans nos assemblées. Il faut qu'on recommence tout doux chacun derrière son fourneau, à apprendre la vraie cuisine sacrée.
Bon, je ne comprends pas trop bien pourquoi on accompagne ce chant grégorien à l'orgue, ni pourquoi on l'amplifie par la sonorisation, mais pour apprendre, on peut aller voir ces vidéos. L'une à St Eugène à Paris, en rite extraordinaire: le seul célébrant chante le Pater, comme quand Jésus l'apprendait à ses apôtres, et l'autre à la place St Pierre de Rome, en rite ordinaire, où tous chantent en disciples.
Sans accompagnement (du coup, c'est peut-être un peu moins "juste", mais bien plus personnel et engagé, notez par endroits, des petites syllabes brèves bien italiennes), Jean XXIII à sa messe de couronnement.
Voilà. Si tous les membres d'une paroisse (ordinaire) ont regardé ces trois vidéos, avec sous le nez les paroles et la partition, ils devraient être capables de chanter le Pater Noster dimanche prochain, comme le recommandent vivement pratiquement tous les documents liturgiques, y compris la présentation générale du missel romain de 2002. Sinon, ils n'ont qu'à célébrer en rite extraordinaire et trouver un prêtre capable de le chanter. Ce n'est pas moi qui va venir leur jeter une pierre intégriste à cette occasion.
Chaque baptisé est responsable de participer au chant du Christ, le premier Chantre de Dieu, et de se mettre à son école, et à l'école de son corps, qui est l'Eglise, qui a sa manière toute particulière de chanter. De disposer son corps et la voix de son corps d'entrer dans ce corps et de chanter dans ce corps. Ce travail de sanctification (de sanctus: couper, mettre à part: mais non sans incarnation justement: une incorporation à part: et tout naturel et tout surnaturel. Mais d'abord surnaturel: Nul ne remonte (du naturel) à moins d'être descendu...(du surnaturel)) concerne tout le monde.
Il ne suffit pas de frédonner ce que j'entends à la télé et à la radio pour le transposer dans mes cantiques à l'église. Je suis responsable, nous sommes tous responsables, un par un à nous mettre au travail d'apprendre les cantillations qui nous parviennent de la culture du Sauveur et de son Eglise. Je suis convaincu qu'il y a des fortes chances pour que la mélodie du Pater Noster porte des traces de la manière même dont le Christ l'a cantillé; quand il l'a appris à ses apôtres. Personne de croyant n'est dispensé de s'approprier ce chant. Et s'il ne peut pas le faire tout seul, de trouver les moyens de le faire par le net, ou en groupe...

Les temps où il fallait tout attendre du haut de l'Eglise, servi sur un plat sont finis. Il y a trop de balanceurs de plats qui sont passés par là et qui ont fait leur bataille de tartes à la crème dans nos assemblées. Il faut qu'on recommence tout doux chacun derrière son fourneau, à apprendre la vraie cuisine sacrée.
Bon, je ne comprends pas trop bien pourquoi on accompagne ce chant grégorien à l'orgue, ni pourquoi on l'amplifie par la sonorisation, mais pour apprendre, on peut aller voir ces vidéos. L'une à St Eugène à Paris, en rite extraordinaire: le seul célébrant chante le Pater, comme quand Jésus l'apprendait à ses apôtres, et l'autre à la place St Pierre de Rome, en rite ordinaire, où tous chantent en disciples.
Sans accompagnement (du coup, c'est peut-être un peu moins "juste", mais bien plus personnel et engagé, notez par endroits, des petites syllabes brèves bien italiennes), Jean XXIII à sa messe de couronnement.
Voilà. Si tous les membres d'une paroisse (ordinaire) ont regardé ces trois vidéos, avec sous le nez les paroles et la partition, ils devraient être capables de chanter le Pater Noster dimanche prochain, comme le recommandent vivement pratiquement tous les documents liturgiques, y compris la présentation générale du missel romain de 2002. Sinon, ils n'ont qu'à célébrer en rite extraordinaire et trouver un prêtre capable de le chanter. Ce n'est pas moi qui va venir leur jeter une pierre intégriste à cette occasion.
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