Domenico Bartolucci
Moi aussi, je suis un adepte de Solesmes, je suis un admirateur du travail de Solesmes, mais il ne faut pas être dupe de tout (de tout ce qu'on veut bien attribuer à) Solesmes. (*)
"C’était très impressionnant d’entendre une assemblée chanter un Te Deum, un Magnificat, les litanies, une musique que les gens s’était appropriés, mais aujourd’hui, il ne reste que peu de choses de tout cela. Et bien pire, le chant grégorien a été tordu par les théories rythmiques et esthétiques des Bénédictins de Solesmes. Le chant grégorien est né à une époque de violences, et il devrait être viril et fort, et pas amolli et rendu confortable comme de nos jours."
De qui est cette cruelle citation? De Domenico Bartolucci, maître de la chapelle sixtine de 1956 à 1997...
La méthode dite de Solesmes (il n'y a pas que des gens comme Marcel Pérès qui la qualifient d'obsolète... j'ai entendu un moine même de Solesmes plutôt bien placé et qualifié (pour) utiliser le même terme) a peut-être l'avantage, en un rien de temps, et carrément avec un rien de répétition commune, de chanter tous ensemble au même rythme à la baguette des un deux trois un deux... mais ne s'agit-il pas là d'un de ces fameux nivellements par le bas?
Moi aussi j'apprécie beaucoup pouvoir chanter ad hoc dans une chorale traditionnelle en accord unifié n'importe quelle pièce grégorienne, mais je préfère me soumettre à une bonne répétition commune pour donner un chant qui articule mieux le texte et qui respecte mieux le ductus neumatique (avec ses coupures) de la mélodie.
Et quoi qu'il en soit, la formation vocale années 30-50 des écoles dites de Solesmes est de l'ordre de qui veut faire l'ange finira bête.
(*Parfois on ne prête qu'aux riches ce dont ils ne veulent même pas.)
"C’était très impressionnant d’entendre une assemblée chanter un Te Deum, un Magnificat, les litanies, une musique que les gens s’était appropriés, mais aujourd’hui, il ne reste que peu de choses de tout cela. Et bien pire, le chant grégorien a été tordu par les théories rythmiques et esthétiques des Bénédictins de Solesmes. Le chant grégorien est né à une époque de violences, et il devrait être viril et fort, et pas amolli et rendu confortable comme de nos jours."
De qui est cette cruelle citation? De Domenico Bartolucci, maître de la chapelle sixtine de 1956 à 1997...
La méthode dite de Solesmes (il n'y a pas que des gens comme Marcel Pérès qui la qualifient d'obsolète... j'ai entendu un moine même de Solesmes plutôt bien placé et qualifié (pour) utiliser le même terme) a peut-être l'avantage, en un rien de temps, et carrément avec un rien de répétition commune, de chanter tous ensemble au même rythme à la baguette des un deux trois un deux... mais ne s'agit-il pas là d'un de ces fameux nivellements par le bas?
Moi aussi j'apprécie beaucoup pouvoir chanter ad hoc dans une chorale traditionnelle en accord unifié n'importe quelle pièce grégorienne, mais je préfère me soumettre à une bonne répétition commune pour donner un chant qui articule mieux le texte et qui respecte mieux le ductus neumatique (avec ses coupures) de la mélodie.
Et quoi qu'il en soit, la formation vocale années 30-50 des écoles dites de Solesmes est de l'ordre de qui veut faire l'ange finira bête.
(*Parfois on ne prête qu'aux riches ce dont ils ne veulent même pas.)
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