Instrumental ou vocal?
Je ne suis pas très fort en latin, mais je crois que ce paragraphe est sans ambiguïté:
DE SONO. Sonum autem quod canitur quando procedit oblatio hinc traxit exordium: Praecepit dominus Moysi ut faceret tubas argentas quas levitae clangeret, quando offerebatur hostia, inferebatur oblatio: et omnes incurvati adorarent dominum donec veniret columna ignis aut nubes qui benediceret sacrificium (cf.Num 10,2).
Nunc autem procedente ad altarium corpore Christi non jam tubis inreprehensibilibus sed spiritalibus vocibus praeclara Christi magnalia dulci melodia psallit ecclesia. (*)
Ordo antiquus gallicanus, Der gallikanische Messritus des 6.Jahrhunderts, Klaus Gamber edidit, Regensburg 1965, p.19. (Epistula prima Germani Parisiensis)
L'attribution est peut-être douteuse (j'attends d'avoir (lu) le livre de Philippe Bernard), mais cette déclaration vaut ce qu'elle vaut.
Avec mes pauvres connaissances en latin, je comprends ce paragraphe comme une mise en parallèle de chant (d'offertoire?) de l'ancien testament et du nouveau testament. L'ancien testament se contente de faire sonner du bruit incompréhensible d'instruments, tandis que le nouveau chante, avec des voix toutes spirituelles les merveilles du Christ.
Les interludes instrumentaux, pendant l'offertoire, me rendent malade. Encore plus depuis qu'on m'a fait savoir et comprendre que le peuple de Dieu, aujourd'hui, préfère la musique instrumentale à ce moment de la messe au chant propre de l'Eglise. L'offertoire à l'orgue pendant la messe dite grégorienne, le dimanche à 10h à Notre Dame de Paris me fait toujours sou(ff)rir(e).
++++
Quoi qu'il en soit, ce que je retiens de tout cela, c'est que, celon la tradition chrétienne, la musique instrumentale, par rapport à la musique vocale (le chant), représente une régression.
Une régression est toujours mieux que rien, mais ce n'est pas un avancement. (Décidément, c'est ma journée des lapalissades...)
Si la majorité des chértiens, aujourd'hui, préfère un morceau instrumental à du chant au moment de l'offertoire, c'est peut-être tout juste symptomatique d'un état de régression. De la part des mêmes qui veulent tout comprendre de ce qui se passe le dimanche à la messe. S'ils comprennent mieux une pièce ou une improvisation instrumentale qu'un chant grégorien, ils sont forts. Pour moi, cela reste incompréhensible: J'ai plus de facilités à comprendre ce que je chante en latin que ce que je peux improviser à l'instrument. Ce que je joue à l'instrument (surtout s'il s'agit d'improvisations) reflète plus ma personne (ses vanités et ses problèmes) que quand je chante un offertoire.
L'instrument est régressif par rapport à l'articulation musicale de la parole de Dieu. C'est le retour au bruitage du bébé qui avait pourtant appris à parler.
++++
( *Tentons une traduction:
Au sujet des musiques: Quant à la musique qui se chante à la procession des offrandes, elle tire son origine du fait que le Seigneur ordonna à Moïse de fabriquer des trompettes en argent que font sonner les lévites au moment ou la victime est offerte, et qu'on fait entrer l'offrande: et tous, inclinés, adorent le Seigneur jusqu'au moment où arrive la colonne de feu qui bénit le sacrifice.
Mais actuellement, au moment où arrive le corps du Christ à l'autel, l'Eglise n'entonne plus des trompettes incompréhensibles, mais elle chante de ses voix spirituelles les haut-faits merveilleux du Christ.)
++++
DE SONO. Sonum autem quod canitur quando procedit oblatio hinc traxit exordium: Praecepit dominus Moysi ut faceret tubas argentas quas levitae clangeret, quando offerebatur hostia, inferebatur oblatio: et omnes incurvati adorarent dominum donec veniret columna ignis aut nubes qui benediceret sacrificium (cf.Num 10,2).
Nunc autem procedente ad altarium corpore Christi non jam tubis inreprehensibilibus sed spiritalibus vocibus praeclara Christi magnalia dulci melodia psallit ecclesia. (*)
Ordo antiquus gallicanus, Der gallikanische Messritus des 6.Jahrhunderts, Klaus Gamber edidit, Regensburg 1965, p.19. (Epistula prima Germani Parisiensis)
L'attribution est peut-être douteuse (j'attends d'avoir (lu) le livre de Philippe Bernard), mais cette déclaration vaut ce qu'elle vaut.
Avec mes pauvres connaissances en latin, je comprends ce paragraphe comme une mise en parallèle de chant (d'offertoire?) de l'ancien testament et du nouveau testament. L'ancien testament se contente de faire sonner du bruit incompréhensible d'instruments, tandis que le nouveau chante, avec des voix toutes spirituelles les merveilles du Christ.
Les interludes instrumentaux, pendant l'offertoire, me rendent malade. Encore plus depuis qu'on m'a fait savoir et comprendre que le peuple de Dieu, aujourd'hui, préfère la musique instrumentale à ce moment de la messe au chant propre de l'Eglise. L'offertoire à l'orgue pendant la messe dite grégorienne, le dimanche à 10h à Notre Dame de Paris me fait toujours sou(ff)rir(e).
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Quoi qu'il en soit, ce que je retiens de tout cela, c'est que, celon la tradition chrétienne, la musique instrumentale, par rapport à la musique vocale (le chant), représente une régression.
Une régression est toujours mieux que rien, mais ce n'est pas un avancement. (Décidément, c'est ma journée des lapalissades...)
Si la majorité des chértiens, aujourd'hui, préfère un morceau instrumental à du chant au moment de l'offertoire, c'est peut-être tout juste symptomatique d'un état de régression. De la part des mêmes qui veulent tout comprendre de ce qui se passe le dimanche à la messe. S'ils comprennent mieux une pièce ou une improvisation instrumentale qu'un chant grégorien, ils sont forts. Pour moi, cela reste incompréhensible: J'ai plus de facilités à comprendre ce que je chante en latin que ce que je peux improviser à l'instrument. Ce que je joue à l'instrument (surtout s'il s'agit d'improvisations) reflète plus ma personne (ses vanités et ses problèmes) que quand je chante un offertoire.
L'instrument est régressif par rapport à l'articulation musicale de la parole de Dieu. C'est le retour au bruitage du bébé qui avait pourtant appris à parler.
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( *Tentons une traduction:
Au sujet des musiques: Quant à la musique qui se chante à la procession des offrandes, elle tire son origine du fait que le Seigneur ordonna à Moïse de fabriquer des trompettes en argent que font sonner les lévites au moment ou la victime est offerte, et qu'on fait entrer l'offrande: et tous, inclinés, adorent le Seigneur jusqu'au moment où arrive la colonne de feu qui bénit le sacrifice.
Mais actuellement, au moment où arrive le corps du Christ à l'autel, l'Eglise n'entonne plus des trompettes incompréhensibles, mais elle chante de ses voix spirituelles les haut-faits merveilleux du Christ.)
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