Je confesse, et qu'on n'en parle plus.
Mon confesseur me dit que c'était maladroit de la part de l'abbé Combalbert de mettre en scène cet espèce de tribunal de condamnation réunissant toutes les personnes qui avaient des griefs contre le latin et le chant grégorien que j'"imposais" aux plages horaires libres du musicien en contrepartie de mon travail pour les chants vernaculaires qui ne sont pas ma tasse de thé. Que d'après son avis, il aurait suffit qu'il me dise avec toute son autorité que ça suffit... et qu'il me l'interdise...
C'est bien ce qu'il a essayé de faire quelque semaine avant la venue de l'évêque, (fin avril 2008?) quand il est venu me voir pour m'interdire tout chant grégorien (un "offertorium" et une "communio" que je commençais à répéter) avec les enfants à cette occasion là. Je lui ai dis que dans ce cas là, il ne faut pas compter sur moi, que j'irai ailleurs à la messe. Il m'a dit que c'était du chantage, comme si son interdit n'en était pas. Je lui disais de me justifier son interdit par les textes du fameux concile dont ils se réclament pour mettre le chant grégorien au grenier. Il ne fait pas ce travail de recherche, continue à s'appuyer sur la manière pratique dont le concile a été vécu de l'intérieur des églises, au lieu de revoir les documents et les décrets qui disent autre chose. Il me renvoie au responsable diocésain de la liturgie qu'apparemment, depuis, j'ai vexé par mes réponses.
A l'évêque, après cette cérémonie, j'écris quelques mots (mais pourquoi est-ce que les questions liturgiques les vexent aussi facilement? Pourquoi ils ne laissent pas les musiciens faire consciencieusement leur travail?) pour me plaindre de ce qu'il venait d'imposer liturgiquement d'après sa tête alors qu'on avait bien préparé d'après les rubriques: l'accueil de l'enfant à baptiser, et le signe de croix sur lui (cont)tient lieu de l'accueil de l'assemblée et de rite pénitentiel... Les musiciens ont dû accompagner ses changements spontanés du déroulement de la messe au quart de tours: rite pénitentiel supplémentaire... parce qu'ils ont l'habitude d'être attentifs au sentir (a)liturgique des célébrants, alors que la réciproque est très très rare...
Toujours d'après le concile, il en va de la place à part entière d'une espèce de laïques (musiciens) dans la liturgie qui ne piétine en aucune façon sur celles des autres: Je n'ai jamais empêché qui que ce soit des fidèles de participer activement à ses chants vernaculaires (alors que j'ai une autre opinion de ce que serait un chant vernaculaire équivalent, approprié et approuvé remplaçant les chants proposés par l'ordo cantus missae ou par l'ordinaire grégorien) que j'ai toujours accompagné ou animé comme on me le demandait. Ce n'est pas vrai que j'ai choisi des chants à ma tête... (sauf ceux où de toute façon les gens ne chantaient pas, et tout musicien d'église joue de l'instrument ou choisit un chant d'après sa sensibilité et conscience liturgique... il faut dire, que dans 75 pour cent des cas, je choisis l'offertorium et la communio prévue par les rubrique romaines...) Quand c'était à moi de préparer une liturgie, j'ai toujours choisis dans les chants vernaculaires de notre parolier le chant d'entrée, de communion (action de grâce) et de sortie, et dans ce qu'on connaissait ou me paraissait facile à répéter, un fois entendu l'exemple, les refrains et pareil pour l'ordinaire... tout cela en tenant compte du contexte et des textes des lectures du jour...
Je n'ai jamais piétiné sur les chants ou textes réservés au curé (sauf s'il me demandait d'entonner une anamnèse qu'il ne connaissait pas etc), mais je lui ai toujours fait savoir là où il a pris l'habitude de piétiner sur les terrain des lecteurs, psalmistes, accompagnateurs et chanteurs (offertoire, verset d'alléluia, psaume...).
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Et pour le reste des chants de la messe, et des vêpres, et l'utilisation du latin, et la direction (Vers l'orient ou vers l'occident?) de la célébration, de l'utilité des rogations, bien sûr que j'ai un avis personnel, mais je ne l'imposerai à personne, même si je suis convaincu que cet avis vaut mieux que les mauvaises habitudes et les mauvais plis liturgiques qu'on a pris depuis 40 ans. Pour chanter un vrai Kyrie, ou pour chanter le Pater Noster, ou le Credo, en latin, même si le pape et ses documents nous le demandent, cela ne peut ou ne doit pas venir de moi, mais cela doit venir du peuple des fidèles et du célébrant. Le jour où ils me demandent de les aider à chanter ça, je serai prêt. De même pour les cantiques vernaculaires: Le jour où ils voudraient arranger le niveau des cantiques vernaculaires, et trouver des cantiques mieux appropriés dimanche pour dimanche, je serai collaborant. Le jour où ils voudront chanter l'une ou l'autre pièce du propre romain, je serai partant. En attendant, on chante ce qu'on a l'habitude de chanter, et moi, je chante -tout seul en attendant d'autres adeptes, en attendant d'avoir sensibilisé les enfants à ce genre de chant- le propre romain aux endroits de la liturgie où normalement le musicien a carte blanche.
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