chant universitaire ou universel?

Publié le par Jean von Roesgen

 Quand je lis dans un interview, que le maître de chapelle à St-Nicolas-du-Chardonne dit qu'il laisse le travail (et l'étude des neumes) des manuscrits aux universitaires, c'est un peu comme les brave curés et paroissiens qui vous disent qu'il faut laisser le chant grégorien aux concerts et aux monastères.

 Non, le chant grégorien n'est pas le chant de l'une ou l'autre chapelle (concertante, monastique, intégriste, lefèbriste, traditionnelle ou traditionaliste, pré-conciliaire), mais c'est le chant propre de toute les chapelles de l'Eglise universelle (post-conciliaires, d'aumônerie, de grands rassemblements, de maison de retraite, de catéchisme, du renouveau, etc...). Et ce chant n'est pas soumis à une seule manière fixée d'interprétation, mais il se remet en question et il se restaure continuellement pour progresser vers un chant de plus en plus universel, organique, proche de la parole de Dieu, authentique, sain, saint et sacré, atemporel... ce travail de progression n'est pas un travail réservé aux universitaires, mais c'est un dû de toute pratique liturgique de chant grégorien...

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28.08.2008.

 Cela m'a fait réfléchir un peu, malgré tout, au bout d'une journée passée dans les cantiques d'abord pendant un pèlerinage traditionnel, l'autre jour, ensuite dans les chants de la messe en grégorien selon la bonne vieille méthode dite de Solesmes, avec toutes les pièces entonnés au moins une tierce plus haut que ce dont j'ai l'habitude, quand je fixe la note de récitation sur le "la" du diapason... on récitait donc entre "Do" ou "Re"... ma voix n'en pouvait plus et j'ai eu des accès de toux pendant le chant à la messe même... ce n'était pas organique. Je me suis dit que l'une ou l'autre répercussion, l'un ou l'autre trémolo de quilisma, l'une ou l'autre liquescence aurait fait du bien -organiquement- à ma voix.
 Déjà l'autre dimanche, je n'ai pas compris pourquoi on a chanté si haut le "Primum quaerite"... juste parce que la pièce ne monte pas beaucoup? Mais ce n'est pas une raison. C'est peut-être pour sonner très bas qu'elle a été écrite comme elle a été écrite, pour correspondre à la belle basse que souvent les antiennes de communion (et le chant de la passion...) prêtent au Christ. (On n'a qu'à voir les antiennes dialoguées... bon, je vois. On va me dire que "Lazare, veni foras" n'est pas vraiment dans le timbre d'une belle basse... il n'y en a pas d'autres?)

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Publié dans chant grégorien

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