bras séculier et brasseries cléricales

Publié le par Jean von Roesgen

 31.07.2008

 Dans l'affaire de l'ancien économe du diocèse de Cahors, on a vanté le courage de notre évêque (et regretté le laisser faire ou la lâcheté de l'ancien?) d'avoir tiré l'affaire au claire.
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 Je n'arrive pas à m'empêcher d'être gêné d'y voir un fonctionnement hautement médiéval: Faire appel au bras fort de la justice séculière dans une situation qui c'est envenimée pour des raisons et dans un contexte purement ecclésial (pour ne pas dire ecclésiastique).
 Bien sûr qu'il y a des affaires qui relèvent de la justice séculière, et elle est là pour faire son travail, mais si entre frères on peut redresser des situations avant d'être obligé à ce recours là...? Et même après coup, il faut panser les plaies fratricides, et empêcher à tout prix que de telles situations se réimplantent. Et ce genre de prévention est un affaire d'église, dont aucun pouvoir séculier ne nous dispensera. Une affaire d'écoute, de responsabilité, de dialogue, de négociations, d'accordage et de travail vraiment commun, dont tellement de clercs sont incapables (tout en accusant -comme moi-  les autres de l'être...).

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Publié dans pastorale

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