Animateur liturgique

Publié le par Jean von Roesgen

 Il est heureux d'avoir été remercié de mes fonctions d'animateur liturgique, cette fonction parfaitement superflue, dérangeante et tellement peu priante dans nos offices.
 Je me souviens bien à quel point je résistais les premières fois qu'on me demandait ce "service": En Allemagne c'est un phénomène qui n'existe pas: Tout le monde chante, emballé par l'accompagnateur à l'orgue qui chante et entonne au fond. 
 En semaine, ou à la maison de retraite je préfère de loin entonner les chants du fond, cela porte beaucoup mieux le chant de l'assemblée, et ce sans micro.
 Il suffit d'un bon instrument d'accompagnement (à tuyaux) au fond de l'église, sur la tribune, s'il y en a, et quelqu'un qui entonne, si l'organiste lui-même en est incapable.
 A part ça, il faut retrouver la place du chant grégorien, et celui qui serait collectif, et celui qui serait une affaire de choeur, et celui qui revient aux chantres solistes... et calquer les compositions vernaculaires sur un chant organique conforme à la fonctionnalité liturgique et la modalité musicale grégorienne.

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 Devant le mal de certaines paroisses et chapelles à accueilir le chant propre de l'Eglise, quand je leur propose de chanter l'offertoire ou la communion quand je vais chez eux à la messe, je me demande si je ne vais pas me trouver une place près d'une porte latérale ou d'entrée ou de sortie de l'église ou de la chapelle en question, et sortir dehors pour aller chanter aux moments où tel chant serait prévu. Aller chanter l'offertoire avec les versets par exemple au moment de l'offertoire (à partir du sermon, si le prêtre ne sait pas prêcher)... ou l'introït juste avant le début de la messe, ou aller chanter le graduel pendant qu'on lit le psaume (au lieu de le chanter)... et le faire suivre de l'alléluia... grégorien... ou la communion au début de la procession de communion, et venir juste à la fin, pour aller communier... (C'est bien ce que j'ai fait une première fois vendredi dernier chez les pères du Sacré Coeur près de l'évêché à Metz...)

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 L'animateur liturgique? Une face de plus qui empêche le regard vers l'intérieur et vers l'au-delà. Une face de plus cachant le regard de Jésus, doté en plus d'une voix empêchant de chanter dans le coeur, une voix de trop qui étouffe les voix de l'assemblée et les empêche de chanter au-delà de cette chape microphonée qui couve, couvre, étouffe le chant de l'assemblée.

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Publié dans liturgie

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