aliénations

Publié le par Jean von Roesgen

 A l'abbaye a eu lieu un concert de chant grégorien bondé de monde. Il fallait ajouter des chaises aux bancs d'église. Deux heures plus tard, les moines chantent les vêpres grégoriennes. Trois ou quatre chats dans la nef.

 Le directeur d'un choeur de cathédrale fonde des petits (sous-)ensembles musicaux. Ils donnent des concerts et ne chantent pratiquement jamais à une messe...

 La liturgie s'est aliénée de son chant, et le chant liturgique s'est aliéné de sa liturgie. Comment remédier à ses aliénations?

 "Notas mihi fecisti", la communion du XXXIe dimanche du temps ordinaire est une perle... avec toutes les fêtes qu'il y a eu, on ne l'a pas encore chanté, et tout à l'heure, à la messe, il y aura un organiste à la tribune qui n'ose pas chanter seul les pièces du propre. Pour ne pas rester privé de ce chant pendant toute sa semaine, je l'ai entonné ce matin à la première messe... en ajoutant une bribe de traduction allemande.

C'est ma contribution à la réconciliation entre le chant liturgique et sa liturgie.

Tout comme d'autres priorités: Aller chanter vêpres au lieu d'aller à un concert.

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Publié dans liturgie

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J
<br /> Merci de cette analyse. De nos jours le chant liturgique est perçu comme devant être disjoint de la liturgie, comme il y a plus d'un siècle on en était venu à dissocier communion et messe.<br /> Il nous faut véritablement un nouveau mouvement liturgique.<br /> Et pourquoi pas un texte romain sur le grégorien ?<br /> <br /> <br />
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J
<br />  Il y en a eu, de tels textes... sans trop d'effet. Il faut qu'il y ait des foyers personnels (et collectifs) de re-liaison entre le chant liturgique et sa liturgie pour justifier et porter<br /> tel mouvement et tel document (romain) qui l'accompagnera... Au travail!<br /> <br /> <br />