(sclér)os(e)

Publié le par Jean von Roesgen

 Il y a un travail, un vrai travail non pas seulement de fait, de tête, mais tout aussi bien de vie, de vécu et d'expérience que ne font pas certains milieux progressistes, ni certains milieux traditionalistes. Il y  a des milieux des deux qui le font, et c'est eux d'ailleurs qui se rejoignent au milieu de ce travail.

 Il s'agit d'un travail de trie, de distinction et de séparation: Il s'agit de distinguer les os de la sclérose, de trier les os de la sclérose, et de séparer les os de la sclérose, et par dessus le marché, de jeter les béquilles et les corsets devenus inutiles, et de réduire les mauvaises graisses, les gros ventres, les oedèmes qui pèsent inutilement sur le squelette et qui l'abîment et l'immobilisent.

 On ne peut pas en vouloir à certaines décisions même du magistère romain, imposant par moments des corsets ou des béquilles, il en faut bien pour contenir des excroissances monstrueuses ou pour soutenir un squelette rongé par la sclérose. Il faut être réaliste.

 Mais il ne faut pas hésiter à les contredire, une fois que le squelette est rétabli en pleine forme, que les excroissances sont réduites, et le corps fortifié.

 En attendant, il faut bien garder quelque corset, supporter des parties de corps qui ont jeté les os avec la sclérose, qui sont devenus une espèce de mollusque informe, inconsistante, vaseuse, et diffuse dans le monde, supporter par d'autres endroits des béquilles et même des carapaces, car le squelette est loin de s'être fortifié grâce un travail de trie, d'exercice, de déplacement, de croissance, de recalcification, de vie physique interne et externe...

 Surtout, il ne faut pas arrêter de bouger les vrais os, il ne faut pas arrêter de remuer les os de la tradition pour les libérer de leur sclérose, les fortifier et rendre inutile les corsets, les carapaces et les béquilles, pour réduire les graisses, décongestionner les oedèmes, rentrer les ventres, et rendre ridicule les membres mollusques sans squelette...

++++

 C'est dans ce sens qu'il faut par exemple travailler le latin et le chant propre de l'Eglise, le chant grégorien.

++++
Publicité

Publié dans théologie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article