le grand corps malade
L'autre jour, sur France-musique, j'entends une espèce de poème de cet artiste (grand corps malade), et je me dis que nos auteurs de textes pour cantiques religieux pourraient aller chez lui à l'école pour un truc au moins que je remarquais:
Une manière de composer son texte que je qualifierai de cadencielle.
Vous savez, souvent, en chant grégorien, on fait bien de commencer par la fin, aussi bien pour apprendre une mélodie que pour en trouver (composer serait un grand mot dans ce cas): On part de la cadence finale et on installe des cadences intermédiaires, de suspense (échappant à une corde stable) ou graduelles (la même cadence pour un bout de phrase d'abord sur la teneur, puis sur une corde intermédiaire, et en dernier sur la finale par exemple). On installe une mélodie pour aller (aboutir) à ses bonnes fins.
Pour les rimes de ce poème sur les quatre saisons, plus d'une fois j'avais l'impression que l'auteur avait d'abord trouvé le deuxième élément de la rime et qu'il cherchait le premier élément en fonction.
Alors que dans nos cantiques, c'est souvent l'inverse: On a une phrase qui se tient et qui fait sens, et puis une phrase bidon qui s'ajoute juste pour nous transpirer la bonne rime. La rime répondante qui tombe en ruine.
L'effet dans le texte du grand corps malade était exactement le contraire, au lieu de nous laisser sur une faim, un sentiment de gêne, il commençait par une gêne (mais qu'est-ce qu'il vient de (me) dire là?) qu'il rattrapait adroitement dans la rime répondante bien en place et plein de sens qui faisait atterrir et calmer tout doute et tout mal à l'aise qui précédait.
Une manière de composer son texte que je qualifierai de cadencielle.
Vous savez, souvent, en chant grégorien, on fait bien de commencer par la fin, aussi bien pour apprendre une mélodie que pour en trouver (composer serait un grand mot dans ce cas): On part de la cadence finale et on installe des cadences intermédiaires, de suspense (échappant à une corde stable) ou graduelles (la même cadence pour un bout de phrase d'abord sur la teneur, puis sur une corde intermédiaire, et en dernier sur la finale par exemple). On installe une mélodie pour aller (aboutir) à ses bonnes fins.
Pour les rimes de ce poème sur les quatre saisons, plus d'une fois j'avais l'impression que l'auteur avait d'abord trouvé le deuxième élément de la rime et qu'il cherchait le premier élément en fonction.
Alors que dans nos cantiques, c'est souvent l'inverse: On a une phrase qui se tient et qui fait sens, et puis une phrase bidon qui s'ajoute juste pour nous transpirer la bonne rime. La rime répondante qui tombe en ruine.
L'effet dans le texte du grand corps malade était exactement le contraire, au lieu de nous laisser sur une faim, un sentiment de gêne, il commençait par une gêne (mais qu'est-ce qu'il vient de (me) dire là?) qu'il rattrapait adroitement dans la rime répondante bien en place et plein de sens qui faisait atterrir et calmer tout doute et tout mal à l'aise qui précédait.
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