Bréviaire(s)
Je me demande si le problème fondamental (de l(a ré)'organisation) du bréviaire n'est pas celui d'une religion (avec sa pratique liturgique) orale fixée par l'écrit, et certaines pratiques repassant (pratiquant, inscrivant) l'écrit au coeur.
Déjà dans la répartition des psaumes dans la Règle de St Benoît on sent bien (il le fait bien sentir et ne s'en cache pas) un malaise: Il y en a qui prient le psautier tout entier au cours d'une journée, alors que nous (bénédictins) au moins, on le prie au cours d'une semaine.
On peut penser que la répartition du psautier sur une journée était assez naturelle pour ceux qui savaient leur psautier par coeur et qui pouvaient donc le réciter pratiquement comme nous, on peut réciter le rosaire (qui semble être une conséquence assez directe -de remplacement- de ce genre de prière des heures "par coeur", une fois qu'on l'a abandonnée)...
D'ailleurs, dans la répartition du psautier sur une semaine, parfois on a l'impression qu'il reste des traces d'une répartition sur une journée: (Je suis la répartition monastique actuelle, je ne suis pas allé revérifier dans la Règle de st Benoît) Pour tous les jours, le psaume 3 au début des matines, les psaumes 66 et 50 au début, et 148-150 à la fin des Laudes, tous les psaumes des graduels pour les petites heures (une fois qu'on a fini le découpage du psaume 118 sur les premiers jours de semaine)... les psaumes de complies identiques tous les jours.
Ces psaumes de prédilections, assez rapidement, une pratique (orale) quotidienne, les sait pas coeur (personnellement, je ne les sais toujours pas: trop souvent je ne fais que lire trop rapidement...)...
D'ailleurs, après le concile, au moment de la refonte du psautier sur plus d'une semaine, à un moment on disait que ce serait bien que les petites heures puissent se dire par coeur... sans livre. Puis on a eu l'idée de regrouper les petites heures en une seule heure médiane...
Certains (rares) psaumes de prédilection ont gardé un rythme hebdomadaire (Ps 50 pour les Laudes du vendredi).
A un moment il était carrément question de supprimer les psaumes "historiques" qui ne seraient pas des prières.
(Voilà ce qui révèle bien l'idée que ces théologiens et liturgistes ont pu se faire sur l'incidence de l'histoire du salut et de la tradition sur la prière et vis-versa...)
On a bien réussi à "supprimer" le psaume exorciste par excellence, le psaume 57 (58?)... Dès mon retour, un dimanche matin, quand il n'y aura pas de bruit de rue devant l'église, j'ai bien l'intention de l'enregistrer et de le passer sur youtube.
Déjà dans la répartition des psaumes dans la Règle de St Benoît on sent bien (il le fait bien sentir et ne s'en cache pas) un malaise: Il y en a qui prient le psautier tout entier au cours d'une journée, alors que nous (bénédictins) au moins, on le prie au cours d'une semaine.
On peut penser que la répartition du psautier sur une journée était assez naturelle pour ceux qui savaient leur psautier par coeur et qui pouvaient donc le réciter pratiquement comme nous, on peut réciter le rosaire (qui semble être une conséquence assez directe -de remplacement- de ce genre de prière des heures "par coeur", une fois qu'on l'a abandonnée)...
D'ailleurs, dans la répartition du psautier sur une semaine, parfois on a l'impression qu'il reste des traces d'une répartition sur une journée: (Je suis la répartition monastique actuelle, je ne suis pas allé revérifier dans la Règle de st Benoît) Pour tous les jours, le psaume 3 au début des matines, les psaumes 66 et 50 au début, et 148-150 à la fin des Laudes, tous les psaumes des graduels pour les petites heures (une fois qu'on a fini le découpage du psaume 118 sur les premiers jours de semaine)... les psaumes de complies identiques tous les jours.
Ces psaumes de prédilections, assez rapidement, une pratique (orale) quotidienne, les sait pas coeur (personnellement, je ne les sais toujours pas: trop souvent je ne fais que lire trop rapidement...)...
D'ailleurs, après le concile, au moment de la refonte du psautier sur plus d'une semaine, à un moment on disait que ce serait bien que les petites heures puissent se dire par coeur... sans livre. Puis on a eu l'idée de regrouper les petites heures en une seule heure médiane...
Certains (rares) psaumes de prédilection ont gardé un rythme hebdomadaire (Ps 50 pour les Laudes du vendredi).
A un moment il était carrément question de supprimer les psaumes "historiques" qui ne seraient pas des prières.
(Voilà ce qui révèle bien l'idée que ces théologiens et liturgistes ont pu se faire sur l'incidence de l'histoire du salut et de la tradition sur la prière et vis-versa...)
On a bien réussi à "supprimer" le psaume exorciste par excellence, le psaume 57 (58?)... Dès mon retour, un dimanche matin, quand il n'y aura pas de bruit de rue devant l'église, j'ai bien l'intention de l'enregistrer et de le passer sur youtube.
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