Adjornamento

Publié le par Jean von Roesgen

 Et si on traduisait ce mot magique non pas par "mise à jour", mais par "mise au grand jour"? Il s'agissait bien plus de réexposer les trésors de l'Eglise, que de les jeter dans la boue pour plaire au monde. Il s'agissait de les dépoussiérer des mises à jour baroques et 19e, et non de les encombrer par de la poussière du 20e.

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 Non, il ne faut pas fermer les églises à l'art contemporain, mais il faut lui assigner ses salles (petites chapelles latérales, cryptes,  atriums et parvis) d'attente où la patience le purifiera. Il ne faut pas en encombrer le centre de l'église, il ne faut pas sacraliser des oeuvres contemporaines (*) en les acceptant en plein choeur, à moins qu'on ait envie encore de remoduler tous les 50 ou 100 ans les choeur de nos églises. Pour tantôt jeter l'en-trop baroque, tantôt le trop de rationalisme des lumières, les abérations des révolutions, ou les mobiliers et statuaires 19e (ces néo-machines) ou que sais-je d'encombrant et de démodé.

 C'est comme pour les chants populaires: Il faut qu'ils fassent leur preuve et leur sélection par l'usage et le temps dans les salles d'attente des paraliturgies. La grande erreur a été de les accepter en pleine célébrations pour les voir remplacer les chants les plus propres et ordinaires (habituels) du coeur le plus sacré et le plus secret de la messe.

(*Au sens fort du terme: individualistes, originales, faisant fi de toute tradition, rompant avec toute référence et tout langage pictural ou plastique antérieur...)
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Publié dans liturgie

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