rév/férence pontific/pastorale? (II)

Publié le par Jean von Roesgen

 Quand un petit groupe de fidèles avec un célébrant s'organise une messe sans ornements liturgiques, sans autel consacré, en improvisant les oraisons, et en bricolant avec ce dont ils se souviennent du canon romain, avec, dans des gamelles en aluminium, un jus fermenté tiré de raisins secs et du pain de seigle alourdi de patates, c'est un acte d'héroïsme qu'ils effectuent en cachette en cas de détention dans un camp de concentration.

 Quand un petit groupe de fidèles avec un célébrant s'organise une messe sans ornements liturgiques, sans respect des rubriques, en improvisant les lectures et les oraisons, en brodant sur la prière eucharistique, en remplaçant le calice et la patène par des ustensils plus simples et plus pauvres, c'est un acte de vandalisme et de caprice publique dans le cadre d'une vie paroissiale et liturgique en temps normaux.

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 La référence (la normale, la norme) de la liturgie ne peut pas être le dépouillement forcé faute de moyens. Le curé qui doit tout faire tout seul (sans servants de messe, et sans musiciens: s'il ne sait pas chanter, c'est lui qui lance la musique préenregistrée... etc) ne peut pas être la référence.

 C'était bien plus intelligent et logique de partir d'une messe pontificale complète dont on enlevait certaines particularités, faute de moyens, que de partir d'une messe ordinaire et simple où tout rajout a l'air d'un luxe inutile... qui ne sert à rien.

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Publié dans liturgie

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M
Jean, l'Église post-concilaire ne dit rien d'autre que ce que vous suggérez comme référence (au moins pour les chants) : « Pour la célébration de l'eucharistie avec le peuple, surtout les dimanches et les jours de fête, on doit préférer, autant que c'est possible, même plusieurs fois le même jour, la forme de la messe chantée. » (Instruction Musicam Sacram, n. 21). <br /> <br /> La forme idéale est exposée dans tous ses détails, puis on explique que suivant les moyens dont dispose la paroisse, on peut omettre une partie des chants, en commençant par les chants du peuple seul.<br /> <br /> Le problème, c'est qu'une partie des curés n'ont jamais lu ce document. D'ailleurs, s'ils le lisaient, que feraient-ils ?
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J
<br />  Je vais finir par croire qu'il y a des domaines où cela ne sert à rien d'avoir raison, où c'est même mal vu et nuisible d'avoir des très bonnes raisons.  C'est un domaine de martyre où<br /> nous ne sommes -toutes proportions gardées, et toutes disproportions avouées- pas au-dessus de notre Seigneur et maître.<br /> <br /> <br />