Graduels et antiphonaires postconciliaires...
Quel merveilleux travail (tout en paix, tout en douceur, tout en retrait, tout en discrétion, un peu sur la défensive) que ce Graduel de 1974 qui prend à la lettre la recommandation du concile de continuer le travail (de publication) critique des trésors du chant grégorien, et qui en élimine donc tout ce qui était pastiche (à quelques exceptions près) néo-grégorien, et ne propose pratiquement pas de nouvelle(s) composition(s) (la seule qui me vient à l'esprit, c'est l'anamnèse sur le ton de l'adoration de la croix si mes souvenirs sont bons... je ne me souviens pas de l'avoir chantée une seule fois de ma vie dans son contexte... et pourtant à l'abbaye St Wandrille, où j'étais pour un stage grégorien, ils doivent bien la chanter quand ils célèbrent en latin...)... Non sans signaler dans les rubriques, qu'il est toujours permis de chanter les pièces néo-grégoriennes là où elles étaient prévues par l'ancien graduel.
L'antiphonaire monastique post-conciliaire -trente ans plus tard- ne provient pas de la même équipe. Ce n'est pas le même travail d'ailleurs. Toujours un travail tout en paix, en douceur, un peu moins en retrait, un peu plus affirmatif: Si une ancienne antienne ne correspond pas tout à fait au texte choisis par les commissions liturgiques de la liturgie des heures, on garde l'ancien texte de l'antienne... et pour cause. Si telle nouvelle antienne ne connaît rien d'équivalent dans le fond commun des trésors antiphonaires, on lui compose une nouvelle mélodie. Jusqu'à présent je ne suis tombé sur rien d'inchantable... c'est souvent des merveilleux travaux de composition.
Mais je crois malgré tout, que l'esprit a quelque peu changé. Moins sur la défensive. Moins dans la justification (d'ancienneté et d'authenticité): il y a une tradition qui s'affirme vivante.
L'antiphonaire monastique post-conciliaire -trente ans plus tard- ne provient pas de la même équipe. Ce n'est pas le même travail d'ailleurs. Toujours un travail tout en paix, en douceur, un peu moins en retrait, un peu plus affirmatif: Si une ancienne antienne ne correspond pas tout à fait au texte choisis par les commissions liturgiques de la liturgie des heures, on garde l'ancien texte de l'antienne... et pour cause. Si telle nouvelle antienne ne connaît rien d'équivalent dans le fond commun des trésors antiphonaires, on lui compose une nouvelle mélodie. Jusqu'à présent je ne suis tombé sur rien d'inchantable... c'est souvent des merveilleux travaux de composition.
Mais je crois malgré tout, que l'esprit a quelque peu changé. Moins sur la défensive. Moins dans la justification (d'ancienneté et d'authenticité): il y a une tradition qui s'affirme vivante.
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