quarante ans
Quarante ans, c'est un long carême, ça fait quarante ans que ça dure, c'est quarante ans de marche à travers le désert, et rares sont les oasis liturgiques qui respectent ce missel romain restauré et promulgué voici quarante ans.
En générale, nous avons droit à "des caricatures" de ce que ce qu'on a promulgé lors de cette sortie d'Egypte. Et pourquoi des caricatures? Parce qu'on a mal compris ce que veut dire "participation active", qui, dans le sens du mouvement liturgique veut dire que les gens ne devraient non plus venir à la messe pour chanter, pour prier leurs dévotions privées pendant (qu'à l'autel se déroule) la messe, mais qu'ils viennent chanter la messe et prier la messe. La messe même du missel.
Mais au nom de cette participation active, on a déclaré "chanter la messe" ce qui, avant, était "chanter pendant la messe", sans rien changer: les mêmes chants... au lieu d'apprendre enfin les chants prévus.
On a tout traduit dans la langue du peuple au lieu d'aider le peuple à se traduire dans la langue sacrée...
Cette caricature de messe ressemble étrangement aux dévotions privées et chants populaires d'avant, mais sans le catafalque de messe basse au fond du choeur. On a supprimé le catafalque, mais on ne participe toujours pas (ou très rarement, ou infiniment partiellement) à la messe; grosso modo, on fait participer la messe aux activités privées et populaires qu'avaient les fidèles avant la reforme.
Il y a deux malentendus énormes qui font qu'on marche dans le désert depuis quarante ans, deux malentendus pas du tout prévu par cette reforme du missel, même s'ils ont été (trop largement) tolérés (et encouragés):
Le retournement des autels qui en générale est une entorse à l'architecture acoustique et visuelle des lieux, à la vision et à l'écoute orientées de toute façon...
...et la suppression de la langue sacrée du culte (va de pair avec cette suppression la suppression du chant propre de ce culte)...
Alors que le nouveau ordre du missel romain est toujours l'ordre du même culte rendu à Dieu, orienté vers Dieu en premier, auquel les fidèles devraient participer plus facilement, et mieux en harmonie avec le prêtre, chacun assumant au mieux son rôle...
En générale, nous avons droit à "des caricatures" de ce que ce qu'on a promulgé lors de cette sortie d'Egypte. Et pourquoi des caricatures? Parce qu'on a mal compris ce que veut dire "participation active", qui, dans le sens du mouvement liturgique veut dire que les gens ne devraient non plus venir à la messe pour chanter, pour prier leurs dévotions privées pendant (qu'à l'autel se déroule) la messe, mais qu'ils viennent chanter la messe et prier la messe. La messe même du missel.
Mais au nom de cette participation active, on a déclaré "chanter la messe" ce qui, avant, était "chanter pendant la messe", sans rien changer: les mêmes chants... au lieu d'apprendre enfin les chants prévus.
On a tout traduit dans la langue du peuple au lieu d'aider le peuple à se traduire dans la langue sacrée...
Cette caricature de messe ressemble étrangement aux dévotions privées et chants populaires d'avant, mais sans le catafalque de messe basse au fond du choeur. On a supprimé le catafalque, mais on ne participe toujours pas (ou très rarement, ou infiniment partiellement) à la messe; grosso modo, on fait participer la messe aux activités privées et populaires qu'avaient les fidèles avant la reforme.
Il y a deux malentendus énormes qui font qu'on marche dans le désert depuis quarante ans, deux malentendus pas du tout prévu par cette reforme du missel, même s'ils ont été (trop largement) tolérés (et encouragés):
Le retournement des autels qui en générale est une entorse à l'architecture acoustique et visuelle des lieux, à la vision et à l'écoute orientées de toute façon...
...et la suppression de la langue sacrée du culte (va de pair avec cette suppression la suppression du chant propre de ce culte)...
Alors que le nouveau ordre du missel romain est toujours l'ordre du même culte rendu à Dieu, orienté vers Dieu en premier, auquel les fidèles devraient participer plus facilement, et mieux en harmonie avec le prêtre, chacun assumant au mieux son rôle...
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