prix de musique

Publié le par Jean von Roesgen

 L'état de musique religieuse dans une paroisse ou dans une cathédrale ne peut pas se résoudre à une question d'argent (comme m'a suggéré mon ancien évêque dans un entretein quand je lui ai demandé comment ça se fait que lui, grand musicien classique, n'ait si peu fait pour l'état générale de la musique religieusee dans son diocèse et dans sa cathédrale: "On n'avait pas les moyens financiers.").

 La musique religieuse doit se payer d'elle même aux musiciens qui s'y investissent: telle est la vraie participation des musiciens à la musique religieuse: elle se paye par leur conversion. Ils doivent à l'Eglise d'être au service de la musique à laquelle ils doivent leur conversion. Le prix d'une conversion est inestimable. La musique qui ne convertit pas n'a rien perdu dans une église, et c'est possible que c'est ce genre de musique qui coûterait cher l'installation et l'élaboration.

 Je ne veux pas dire qu'il ne faudrait pas une enveloppe d'encouragement et de reconnaissance aux organistes et aux directeurs de choeur. Mais ce n'est pas pour payer l'inestimable. Ce n'est pas pour financer un décorum qui n'est pas vécu de l'intérieur.
 L'ouvrier mérite son salaire, mais c'est l'ouvrage de ses mains qui le nourrit en premier. Il se nourrit de son travail qui nourrit les autres, sinon cela ne vaut pas la peine.
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Publié dans liturgie

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