Indispensables
Parfois les équipes catéchétiques et liturgiques cherchent des trucs pour rendre indispensables les enfants à la messe du dimanche. C'est la "messe des familles": Ils faut qu'ils viennent parce qu'ils auront ceci ou cela à lire, à chanter, à montrer, à coller, à bricoler...
En fait, normalement, aucun baptisé d'une paroisse n'est dispensable à la messe dominicale: Tous les baptisés d'une paroisse sont indispensables à la célébration dominicale.
Ce serait bien peut-être de faire comprendre, de faire sentir aux enfants qu'ils sont indispensables en soi à la liturgie dominicale, et pas seulement pour porter un truc en plus qu'on a ajouté à la liturgie. La liturgie a assez de choses à porter elle même qui nous rend indispensables, tous comme nous sommes, avec les dons que nous avons.
C'est dans ce sens que j'ai voulu initier un groupe d'enfant à la richesse (inépuisable) du chant propre de l'Eglise: Ils devenaient indispensables pour cette contribution là, qui, en soi, était intrinsèque à la liturgie. Et ils sentaient bien que ce n'était pas un artifice en carton ou de trois notes qu'à leur intentions, on invente et crée aujourd'hui pour le jeter demain. Chanter avec des enfants moyennant les neumes qui ont 1200 ans les met dans un autre rapport liturgique au Christ sans âge, à l'éternel jeunesse de l'éternité, que de puiser dans leurs comptines et chansonnettes pour se mettre à leur niveau... et en plus, ce chant était plus organique, plus dans leur corps que ce qu'on leur impose de l'extérieur et qu'ils n'arrivent qu'à balbutier en chantant faux.
En fait, normalement, aucun baptisé d'une paroisse n'est dispensable à la messe dominicale: Tous les baptisés d'une paroisse sont indispensables à la célébration dominicale.
Ce serait bien peut-être de faire comprendre, de faire sentir aux enfants qu'ils sont indispensables en soi à la liturgie dominicale, et pas seulement pour porter un truc en plus qu'on a ajouté à la liturgie. La liturgie a assez de choses à porter elle même qui nous rend indispensables, tous comme nous sommes, avec les dons que nous avons.
C'est dans ce sens que j'ai voulu initier un groupe d'enfant à la richesse (inépuisable) du chant propre de l'Eglise: Ils devenaient indispensables pour cette contribution là, qui, en soi, était intrinsèque à la liturgie. Et ils sentaient bien que ce n'était pas un artifice en carton ou de trois notes qu'à leur intentions, on invente et crée aujourd'hui pour le jeter demain. Chanter avec des enfants moyennant les neumes qui ont 1200 ans les met dans un autre rapport liturgique au Christ sans âge, à l'éternel jeunesse de l'éternité, que de puiser dans leurs comptines et chansonnettes pour se mettre à leur niveau... et en plus, ce chant était plus organique, plus dans leur corps que ce qu'on leur impose de l'extérieur et qu'ils n'arrivent qu'à balbutier en chantant faux.
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