Linzer Weg. (I)

Publié le par Jean von Roesgen

 Ils sont drôles les théologiens plus ou moins laïques de Linz (et d'ailleurs) qui revendiquent la prêtrise pour les femmes (ou au moins le diaconat), la "libération" du célibat (qui est une liberation) pour les prêtres, le droit de prêcher et de donner certains sacrements pour les laïques... et s'il le faut, toutes ses revendications sans l'accord du pape, "im Alleingang" dans une (dé)marche purement diocésaine, le chemin de Linz (der linzer Weg).

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 Si leur formation théologique vaut celle à laquelle j'ai eu droit dans les années 80 à Trêves, alors bonjour les dégats. Les seules matières exigentes, en début du parcours d'étude, c'étaient les langue bibliques, et en fin de parcours, c'était l'exégèse historicocritique. (De quoi faire de vous des fidèles de l'Eglise catholique romaine quoi...)
  Il ne s'agissait surtout pas d'apprendre à penser (différencier: là où le thomisme aurait fait merveille), surtout pas d'apprendre à comprendre, entendre et parler (la langue propre de l'Eglise), encore moins d'apprendre à croire (les dogmes? ...un peu d'écclésiologie? Christologie? Trinité? Que rien ou pas grand chose...), à règler notre vie (morale? droit canonique?), et encore moins à chanter et à célébrer (chant grégorien? Pendant ces cinq ans d'études, j'ai eu un seul après-midi de travail dirigé en liturgie, où on nous faisait écouter une ou deux pièces grégoriennes... et encore, juste parce que j'ai eu le courage de m'inscrire dans ce t.d. de musique liturgique pour le célébrant... on n'y était pas très nombreux...) Je ne parle même pas de ce qui se présentait comme cours de pédagogie religieuse (Religionspädagogik) et théologie pastorale. Dans ces deux cours, je tricotais démonstrativement un pull que je n'ai jamais achevé, pour faire comprendre aux professeurs ce que je pensais de leur blablabla...

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 Ils ont vraiment de quoi revendiquer.
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Publié dans pastorale

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