Mosebach versus Bessière

Publié le par Jean von Roesgen

 C'est drôle, chez deux écrivains -plus ou moins doués, mais diamétralement opposés pour leur position liturgique, Martin Mosebach et Gérard Bessières, je tombe sur l'idée d'inviter toutes les religions à la table eucharistique.
 Mosebach (*) pour nous dire que le rite romain sous sa forme extraordinaire inclut tous les autres rites de sacrifice, les réligions primitives, païennes, juives, que cette messe n'est pas la liturgie d'une religion, mais l'accomplissement des rites de toutes les religions qu'elle s'est appropriés, incorporés... (Haeresie der Formlosigkeit 2007 p.17)
 Bessière pour nous dire qu'il faut ouvrir nos liturgies à tout le monde, toutes les sensibilités, toutes les consciences, toutes les religions et arrêter de faire ghetto (latin) tournant le dos au monde...

 L'un n'a pas compris ce que la compréhension de l'autre rend superflu.

 La liturgie catholique latine et romaine est universelle, il ne sert à rien de la traduire dans toutes les langues du monde. L'effort n'est pas de traduire dans toutes les langues, mais l'effort est de traduire toutes les langues... Non, cela ne revient pas au même. Ni pour le latin, (qui, à fur et à mesure, s'universalise) ni pour les langues d'ailleurs.

(*Autant je peux peiner et souffrir pour lire des textes en anglais ou en latin d'un niveau un peu plus académique, autant je peux me régaler à lire un livre dans un allemand de ce niveau...)
Publicité

Publié dans liturgie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article